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Le bain de minuit

      Par une nuit étoilée, calme et paresseuse... nous arrive un homme âgé de 73 ans, assez grand et plutôt maigre, mais vieux. Il faut préciser « vieux » car certains croient que 73 ans, c'est encore la jeunesse... De fait, on peut être tout jeune et alerte à 90 ans encore.

       Mais le pauvre homme qui vient nous voir est vieux; même s'il n'a que 73 ans, c'est un vieillard au sens pitoyable du terme. Ses yeux clignotent, sa voix chevrote, ses mains tremblotent et tout le reste branlotte. Il marche péniblement, non seulement parce qu'il est vieux, mais pour une autre raison que nous découvrirons plus tard.

       Une vague douleur abdominale le pousse à consulter au milieu de la nuit. Ça ne paraît pas vraiment urgent. Par contre, l'homme s'exprime poliment, il a l'air pauvre, il fait plutôt pitié, et comme, en plus, nous n'avons à peu près rien à faire cette nuit-là - l'Observation est presque vide - Florence se laisse toucher et l'accepte...

       Elle l'aurait accepté de toute façon, remarquez, mais là, c'est de bon coeur. Elle ne manque pas de mérite cependant, car si ce vieillard se fait poli, voire implorant, la propreté de sa personne en ferait fuir plus d'un... - que les dédaigneux daignent ici se boucher le nez et fermer les yeux.

       L'homme que nous voyons et sentons devant nous est d'une saleté écoeurante ! On croirait qu'il vient de nettoyer une fournaise dans les écuries de l'autre. Si politesse et propreté vont souvent de pair, la règle souffre quelques exceptions et celle-ci est de taille ! Comme je ne tiens pas à dégoûter le lecteur - encore moins la lectrice - je ne m'attarderai pas à décrire en long, en large et en profondeur la crasse qui couvre tous les pores de la peau de ce vieillard. Je ne dirai rien de ces ongles jaunis et noircis, en deuil de mille veuves, de ces mains dont les lignes de tête, de coeur et de vie se détachent en noir vibrant sur fond grisâtre, de ce cou ridé protégé du froid par une solide pellicule de crasse et de graisse que nos mères nommaient du joli nom de « farcin ». Je ne dirai rien non plus de la suffocante odeur que dégage l'ensemble. Rien. Je ne dirai rien. Sauf : « saleté écoeurante » !

       En faisant le dossier de ce futur patient, j'apprends qu'il est veuf et demeure seul en chambre dans un quartier plutôt miteux. D'accord, dans ces maisons de chambres minables où la douche est généralement envahie par les toiles d'araignées, il n'est pas facile de maintenir une saine hygiène. Mais quand même...

       On invite donc notre homme à se déshabiller, à revêtir la « jaquette d'hôpital » et à s'étendre sur une civière en attendant le médecin que Florence vient d'ailleurs de réveiller par téléphone. Paul aide le vieillard. Il se demande s'il peut mettre ses vêtements dans un beau sac de plastique vert tout propre... Quand il en a terminé avec lui, il vient nous rejoindre et nous confie le gros problème que le vieillard nous a caché.

       Ici, ouvrons une parenthèse, non pour faire l'éducation des masses ni à cause des courants d'air, simplement pour voir si tout cuit bien. Un de nos infirmiers surnuméraires m'avait une nuit conté comment il avait appris certains termes du jargon hospitalier, un en particulier.

       Il venait d'être embauché à l'hôpital. Au milieu d'un de ses tout premiers jours de travail, l'infirmière, au poste, lui remet un plateau contenant un nécessaire à raser en lui demandant d'aller, non pas faire la barbe du patient 218, mais plutôt lui raser le ventre et le haut des cuisses, en n'oubliant pas le scrotum. Répondant un « Oui ! garde ! » militaire, l'infirmier fait demi-tour et se dirige aussitôt vers la chambre 218. Il n'a pas fait dix pas qu'il ralentit son allure soldatesque pour s'immobiliser complètement deux pas plus loin en se grattant la tête. Faisant cette fois encore demi-tour, il revient au poste, mais d'un pas hésitant. Arrivé devant l'infirmière, il lui demande :

       – C'est quoi ça, le scrotum ?

       Et l'infirmière de lui répondre, en détachant bien les syllabes :

       – La po-che !

       – D'accord, j'ai compris !

       Et demi-tour encore !

       Si vous permettez, comme disait Alphonse Allais, je vais maintenant fermer la parenthèse à cause des éléphants.

       Alors, Paul nous dit :

       – J'en ai jamais vu une grosse de même !

       – Une quoi ? demande Florence.

       – La poche ! répond-il tout bas entre ses dents sur le ton de la confidence.

       D'un geste, il écarte doigts et mains comme s'il tenait un ballon de football.

       – Une vraie hernie ! J'en ai jamais vu une si grosse !

       Bon. N'anticipons pas. Nous la verrons bientôt. Le médecin vient d'arriver. Florence lui résume le cas et il se rend auprès du patient. Ah ! Il sait prendre des décisions rapides, cet interne ! Au bout d'une minute, il nous revient au poste. Son examen n'est pas terminé, loin de là, en fait, il est à peine commencé, mais déjà une prescription apparaît au dossier sur la feuille verte qu'il montre plaisamment à Florence. Elle y lit ce tout petit mot : bain !

       Dans les circonstances, c'est vraiment la première chose à faire. Il est heureux d'ailleurs que ce médecin soit, on s'en doute, légèrement dédaigneux lui-même, car, autrement, nous n'aurions jamais baigné ce patient qui le méritait amplement. Par chance, cette nuit-là, nous n'avons que deux patients à l'Observation (deux, vous avez bien lu...) et dormant comme des loirs en plus, nous pourrons donc nous y mettre tous ensemble pour le bain. Anne et Madeleine, mises au courant, sont toutes contentes d'avoir à s'occuper. (Ce que les jeunes d'aujourd'hui aux prises avec trente-cinq patients dans le corridor doivent nous envier ! Mais à l'époque, les gens payaient...)

       Hop-là ! Exécution ! Florence et Paul vont chercher grand-père dans la salle de chirurgie, le font lever et l'entraînent vers la salle de bains où Anne et Madeleine les attendent déjà munies de gants de caoutchouc jetables, barre de savon et débarbouillette en main, pendant que la baignoire se remplit.

       Ah ! Ce bain de minuit..., inoubliable !

       Dans le corridor, pépére en jaquette approche doucement soutenu aux coudes par Florence et Paul. Ses petits pas hésitants arrachent de crissantes complaintes aux savates de papier gracieusement fournies par l'hôpital.

       – Nous allons vous laver ! lui lance Florence à l'oreille, comme s'il était sourd...

       Pour faire bonne mesure, Paul lui trompette dans l'autre oreille :

       – Le médecin vous a prescrit un bain. Vous êtes trop sale !

Cela n'est pas dit méchamment du tout, n'ayez crainte. Mais le bonhomme est si sale !... Il faut bien lui faire sentir l'urgence... du lavage, entre autres ! En fait, nous en avons davantage pitié qu'autre chose. Il est un peu sénile et nous sommes plutôt portés à croire qu'il n'est pas entièrement responsable de son horrible saleté.

       La salle de bains de l'urgence, située à l'Observation, est toute petite. En fait, c'est une pièce construite autour de la baignoire avec juste assez d'espace pour circuler autour, en plus une armoire occupe un coin, et nous sommes maintenant six là-dedans ! Vous voyez le tableau... Pendant que Paul et Florence se gantent à leur tour – pas question de laver tout ça à mains nues – grand-père attend comme le condamné qui va passer à la guillotine. Il nous regarde avec un brin d'angoisse dans les yeux. Un peu plus et il dirait : « Je ne suis pas coupable ! »

       – Vous allez voir, ça va vous faire du bien ! lui assure Florence.

       – Vous aurez jamais été si propre ! ajoute Madeleine qui paraît bien décidée à le briquer comme un sou neuf.

       Premier moment crucial : on enlève sa jaquette à pépére. Oh ! là, là ! C'est vrai qu'il en a une grosse, que dis-je, grosse : énorme ! Pas la quéquette : la poche, le sac, le scrotum ! Un peu plus grosse qu'un ballon de football – américain, il va sans dire. Pour ceux qui ne le savent pas, c'est une hernie descendue. Le phénomène se produit quand la membrane qui retient les intestins s'affaiblit; ceux-ci la percent alors et descendent se loger en partie dans le scrotum. Ça n'a rien de très esthétique et, par comparaison, la quéquette paraît minuscule. Prenons un cliché de cet instant et regardons-le. Ça vaut le coup.

       Au bord de la baignoire, pépére, timide et tremblant, tout maigre et affreusement sale, flambant nu avec son énorme scrotum qui lui pend sur les cuisses, et autour, cinq jeunes blancs-becs, dont trois jeunes filles diablement jolies, tenant débarbouillettes et savons menaçants, Anne et Madeleine d'un côté, Florence avec Paul de l'autre, moi-même au pied. Au centre, la baignoire pleine de bonne eau chaude et de belle mousse blanche faisant ressortir le gris et le noir de l'anatomie de pépére. Qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête de cet homme en ce moment ?

       Tantôt, il souffrait dans sa chambrette. De peine et de misère, il a marché jusqu'à l'hôpital. Il n'y est pas depuis dix minutes que le voilà tout nu au bord d'une baignoire devant cinq jeunes fous qui n'ont pas l'air de s'ennuyer... et qui veulent attenter à sa crasse !... Il s'attendait peut-être à tout sauf à ça. Ne lui laissons pas le temps de réfléchir.

       Deuxième moment crucial : il faut faire entrer notre invalide dans la baignoire. Florence et Paul le soutiennent. Faut pas qu'il glisse !

       – Bon, allez, faut entrer dans le bain ! lui enjoint Florence.

       - Allez, mettez un pied pour commencer ! renchérit Paul, pratique comme toujours.

       Timidement, notre homme enjambe le bord de la baignoire. Quand son pied touche l'eau, outch ! on croirait qu'il vient de se brûler. On vérifie. Mais non, l'eau n'est pas bouillante, seulement chaude.

       – On voit que vous n'avez pas l'habitude ! lance Madeleine, à peine sarcastique.

       Pour ma part, debout à la porte de la salle de bains, je surveille l'opération et en même temps l'entrée de l'urgence au bout du corridor, au cas où quelqu'un se pointerait.

       Bon. Ça y est ! Sous nos exhortations répétées, pépére a posé un pied au fond de la baignoire. Pour l'autre, le mouvement se révèle aussi laborieux. Il n'a sûrement pas fait le débarquement de Normandie, celui-là ! Remerciez-moi, je vous prie, de ne pas vous décrire ces pieds. Je n'en ai jamais vu d'aussi crottés ! et à l'urgence, on en voit pourtant de toutes les couleurs et des foncés au bout des civières... (Plus tard, en discutant, nous avons conclu que cet homme ne s'était pas lavé depuis... depuis des années !)

       Enfin, pépére a les deux pieds dans la baignoire. On le fait avancer debout vers l'extrémité opposée aux robinets et, ensemble, on entreprend ensuite de le faire coucher dans la baignoire – parce qu'il ne le fera jamais tout seul, ça saute aux yeux.

       Troisième moment crucial : la mise à l'eau ! Jamais vu quelqu'un avoir si peur de l'eau ! Il est bien soutenu de partout, il n'a qu'à se laisser porter, et nous le descendons tout doucement. Une vraie reprise de la mise au tombeau. Mais dès que ses petites fesses touchent l'eau, pépére se crispe comme un faux fakir s'assoyant sur de vrais clous ! Alors là, si près du but, tous redoublent d'encouragements !

       – Détendez-vous ! (Florence)

       – C'est pas dangereux, ayez pas peur, on vous tient ! (Paul)

       – Il est doux, notre savon ! (Madeleine)

       – C'est rien que de l'eau ! (Anne)

       – Vous allez voir comme ça va vous faire du bien ! (Florence)

       Pendant un moment, il nous culpabilise, le pépére. Baignoire aidant, un peu plus on se croirait des tortionnaires ! Soudainement, pépére s'est-il abandonné ? Madeleine et Paul ont-ils appuyé un peu plus fort ? en tout cas, le voilà immergé !... Ouf !... Le pire est fait !...

       À partir de ce moment, c'est le bal ! la folie furieuse ! Chacun s'attaque en même temps à l'anatomie de pépére, qui se réservant un bras, un autre, une jambe, un autre, le cou, etc. Huit mains, dont six douces et féminines, bien que gantées, frottent ce corps à qui mieux mieux allant et revenant partout à la fois.

       – Trouvez-vous que ça vous fait du bien ? lui demande Anne.

       – Vous voyez comme c'est bon de l'eau chaude et du savon ! ajoute Madeleine, dont l'expérience de maîtresse d'école remonte à la surface.

       – C'est bien, ça, laissez-vous faire, conseille Florence.

       Pépére n'ose rien dire. Il se contente de soupirer et de se laisser faire en effet. Il vit sûrement le happening de sa vie !

       Et c'est la grande valse, la folle farandole des débarbouillettes qui plongent dans l'eau, parcourent son corps, tout savonneux maintenant, et replongent et ressortent et lavent à grande eau ! C'est la joyeuse frénésie du lavage collectif ! Au fond, grand-père doit bien comprendre qu'on lui veut du bien, car tout le monde y va avec entrain.

       Je constate que nos chères infirmières éprouvent une satisfaction profonde à débusquer la saleté. À leurs lèvres qui se pincent par moments dans une moue de réprobation, on voit à l'oeuvre chez elles ce bon vieux réflexe hygiénique déposé dans leurs gênes par des générations de nos bonnes mamans. Comme disait la mère d'une amie : « On est peut-être pas riches, mais on a le cul propre ! » Parlant justement de ce point précis, le côté face une fois lavé, reste le côté pile. Pas question de demander à grand-père de se tourner sur le ventre.

      

       Délicatement, on le relève. Et pendant que quatre mains le maintiennent debout, quatre autres briquent et polissent la face cachée de son anatomie, sans oublier son énorme scrotum, plus accessible maintenant, et qui, distendu comme il est, ne comporte heureusement plus un seul repli ! Oh ! là, là ! Même dans ses fantasmes les plus éhontés, grand-père n'a sûrement jamais imaginé pareille scène ! À mesure que sa peau change de couleur, un sourire de satisfaction s'ébauche sur nos visages. On a le sentiment du devoir accompli, de la victoire sur l'ennemi !

       Voilà ! Lavage terminé ! Vite, il faut sécher pépére qui grelotte debout tout nu au milieu de la baignoire. Faut pas qu'il attrape une pneumonie ! Prévoyant, Paul a apporté une pile de serviettes. Chacun en prend une et on se met à sécher notre vieillard transformé, presque ressuscité. À ce moment, ça devient encore plus carnavalesque. Grand-père maintenant propre, tout change dans nos têtes. Nous ne le voyons plus du tout avec le moindre dédain, puisque la crasse qui le provoquait a disparu. C'est un simple pauvre homme, pas méchant du tout.

       On lui trouve même un air gentil. Du coup, on se met presque à l'aimer. Les filles le bichonnent et le frictionnent avec une gentillesse redoublée. On croirait que nous jouons à la poupée. On ne lui dit pas des petits mots d'amour, mais c'est tout juste. Et l'eau de la baignoire, insalubre témoin de ses erreurs passées, achève de disparaître vers les profondeurs de la ville... Grand-père est propre ! Hourrah !

       Mais ce n'est pas encore fini. Attention ! À l'urgence, on ne fait rien à moitié ! Florence, se piquant au jeu, a déniché dans l'armoire du coin une boîte de poudre pour bébé. Elle nous la montre au bout de son bras levé en nous adressant un de ces clins d'oeil ratoureux !

       – D'accord, chère ! Y a rien de trop beau pour la classe ouvrière, dit Paul pour l'encourager.

       Et la houppette entre en action. Folle raide, cette sacrée Florence ! Elle poudre et pouponne pépére en lui roucoulant toute sorte de petits mots doux. Nous sommes tout sourires et nageons en pleine euphorie. Croyez-le ou non, Florence ne cesse son manège que lorsque la boîte est vide ! De noir au début, pépére est devenu tout blanc ! On ne fait rien à moitié !

       Enfin, nous revêtons grand-père d'une nouvelle jaquette toute propre et le ramenons vers la salle de chirurgie où le médecin somnole en attendant. (Il ne sait pas ce qu'il a perdu.) Dans le corridor de l'urgence, nous escortons l'aïeul comme s'il était le gagnant de la coupe Stanley !

       Nous formons cortège. Nous le porterions sur nos épaules  ! Carnavalesque, je vous dis ! Une fois rendu à destination, nous faisons étendre grand-père sur la civière qui l'attend, Florence remonte le drap sur lui et le borde comme un petit enfant. Elle le regarde avec un doux sourire et lui demande :

       – Vous sentez-vous mieux maintenant ?

       Le contemplant tous avec fierté, un peu comme des artistes leur chef-d'oeuvre, nous attendons sa réponse. Un instant, le silence se fait. Et vous savez ce que cet homme nous dit ?... Par une autre question, il nous fait sans doute la plus belle réponse qu'il pouvait. Dans un soupir, de sa voix faible et implorante, il laisse échapper : – Ah ! Pouvez-vous me garder avec vous autres ?

       Ouh-là ! Maintenant qu'il est propre, on l'embrasserait grand-père ! Somme toute, nous ne l'avons pas traumatisé, nous lui avons même fait du bien ! Sa réponse vaut presque un salaire.

       Nous nous éloignons ensuite un peu de la civière pour laisser le médecin procéder à son examen. Après quelques questions au patient, il redescend le drap qui le recouvre et remonte la jaquette pour lui tâter l'abdomen.

      Tout à coup, ce médecin, sourire en coin, se retourne vers nous l'index en l'air, puis l'agite en le repliant vers lui pour nous demander d'approcher. Et tandis que nous nous déplaçons pour répondre à son appel, il pointe son index devenu soudain accusateur vers le ventre de grand-père. Intrigués, nous nous approchons et regardons : au centre du bedon blanc et rose de pépére trône un beau petit disque bien noir de la grosseur d'un cinquante cents. Avec toutes nos folies et dans notre énervement, nous avons complètement oublié de laver le nombril !... Nous nous regardons tous... et pouffons de rire sans aucune retenue !

       Bien sûr que nous l'avons gardé, notre grand-père. Le médecin ne s'est pas fait prier pour nous le laisser à l'Observation. Mis à part son hernie et une certaine sénilité, qui ne pouvaient s'opérer ni l'une ni l'autre, il n'avait rien, ce pauvre homme. Tout ce qu'il lui fallait, c'était un bon bain ! Le lendemain, il avait son congé.



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