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Mon premier mort
Vous vous en doutez bien, à l'urgence, il se joue parfois des drames. C'est l'endroit pour ça. En ce qui me concerne, j'y ai vécu ma première (et dernière) tragédie dès les dix premiers jours; elle fut causée par mon premier mort.
Je vous ai confié qu'à l'admission, je « gérais » les morts. Mais je ne les touchais pas ni ne les voyais. Jusqu'alors, j'en avais seulement vu, comme vous, au salon mortuaire. Ne parlons pas, de grâce, du cinéma et de la télé ! Autrement dit, je n'avais jamais contemplé de vrais morts.
Ici, sur le point de poursuivre, un scrupule m'envahit. J'ai peur de vous choquer. Il est des choses qu'on tait : la mort en est une, le sang, la merde en sont d'autres dont on ne parle guère. Même si tous les francophones ont le mot « merde » ou « marde » à la bouche tous les jours, et les anglophones leur shit (pardonnez-moi, je ne connais pas d'autres langues...), il ne convient pas en bonne société de s'attarder à parler des excréments au sens propre (si vous permettez encore...), pas plus que de la mort. Il faut généralement être un peu soûl pour aborder ces sujets. Je ne saurais trop vous conseiller de vous ouvrir une bouteille et de vous verser un bon verre avant de lire ce qui suit.
Pour travailler dans une urgence et s'y plaire, on ne doit pas être scrupuleux ni dédaigneux. Il faut de plus avoir des nerfs solides, faire preuve de sang froid et presque d'insensibilité. Mais, paradoxalement, il faut aussi être le contraire de tout ça. Ainsi, il ne faut pas être gêné de voir devant soi une grand-mère toute nue, mais il faut aussi comprendre que cette personne puisse être gênée de se voir exposée aux regards de purs étrangers, de jeunes hurluberlus, sinon on risque de l'indisposer encore plus.
Mon premier mort donc. Je ne l'ai pas tué, non, non ! Je l'ai simplement vu, et c'était bien suffisant. Je ne l'ai même pas vu vivant. C'était un mort, un vrai !
Jusqu'alors, dans ma vie, je n'avais pu voir que des morts que je connaissais bien, au salon mortuaire évidemment. Ça vous est sans doute arrivé aussi. Dans ce cas, le fait de connaître le trépassé biaise le jugement. La peine causée par la perte de quelqu'un qu'on aime empêche de réfléchir sur la mort. On est tout à son chagrin. On vit une peine d'amour, une rupture sans appel et on ne pense qu'au disparu. Le sentiment de perte et de vide prend toute la place. La mort passe au second plan.
Si, par ailleurs, au salon, le macchabée n'est qu'une vague connaissance ou un parent éloigné, on jugera plutôt de sa toilette et de son apparence :
Y a pas à dire, ils l'ont bien arrangé !
À peine 65 ans, partir si jeune !
On se réunit dans la salle à côté pour se conter des histoires. On rigole, parfois, on rit aux éclats, troublant les prières des proches groupés près du cercueil. On cherche les diversions. La mort passe encore au second plan.
En fait, dans une vie, les seuls moments où l'on pense à la mort, c'est quand on la frôle... et qu'on y échappe. Et là encore, souvent on ne s'y arrête guère. On se contente de bénir la chance. Au fond, on refuse toujours de penser à la mort.
Il me faut ici faire une remarque saugrenue. Au cinéma, les morts n'ont jamais l'air morts. (Fiez-vous à moi, j'en ai vu presque toutes les semaines pendant cinq ans.) À l'écran, ils ne font pas vrai du tout. Il y a une bonne raison à cela : les maquilleurs n'ont jamais vu de vrais morts, sauf au salon, et, à cet endroit, ils sont déjà tellement maquillés qu'ils ont l'air de n'importe quoi sauf de vrais morts. On ne peut rien reprocher aux maquilleurs du cinéma, car ils ne peuvent reproduire ce qu'ils ne connaissent pas. Et même en supposant qu'un de ceux-là aille faire un stage à la morgue pour étudier l'aspect des cadavres, s'il réussissait à rendre, comment dire ? non pas la vie du cadavre, mais son absence, peu de gens pourraient supporter le spectacle. Famous Players et consorts feraient de moins bonnes affaires. Et encore, à la morgue, les cadavres sont tout raides et froids. Ils sont devenus des objets. C'est encore chauds qu'ils sont vraiment impressionnants. À l'hôpital même, ce n'est pas pour rien qu'on couvre les corps et qu'on les dissimule derrière un rideau. Ça donne des frissons, un mort !...
Je tente ici un pari difficile. Je veux vous faire ressentir un peu de l'impression qui m'a envahie à la vue de mon premier mort. Personne jamais n'était mort devant moi et encore moins dans mes bras. À bien y penser, je n'étais pas le seul dans ce cas. Mis à part les employés d'hôpitaux, bien peu de gens dans notre pays ont l'occasion d'en voir mourir d'autres. Ceux qui ont fait la guerre l'ont eue amplement, mais ça date; ils ne sont plus très très jeunes et au fond, il en reste bien peu. Les témoins oculaires se font rares, sinon muets.
Donc, je venais de commencer à travailler à l'urgence, depuis une semaine tout au plus. Ce soir-là, je rentre au travail tout innocemment, déjà moins inquiet qu'à ma première nuit. Mais je ne suis pas sitôt installé qu'on m'annonce qu'il y a un « corps » dans un coin de la salle de chirurgie, juste en face de mon bureau, derrière le rideau, évidemment. Hé ! Hé ! Si en rentrant chez vous le soir, on vous annonçait qu'il y a un mort tout chaud dans votre chambre, dans votre lit même, quelqu'un que vous ne connaissez pas du tout, quelle serait votre réaction ?... Il y a un début à tout. Pour ma part, je vous avouerai que j'en suis devenu tout retourné en dedans. Ce n'était pas la peur, non, ni une crainte superstitieuse comme si le mal rôdait, non. Dans un sens, c'était pire.
Bon. Je fais mon boulot, expédie les dossiers, puis je n'ai plus rien à faire. Je suis assis à mon bureau à me tourner les pouces tout en sachant qu'un mort me tient compagnie à vingt pieds à peine. Les autres sont occupés à l'autre bout de l'urgence. J'étais souvent seul à l'entrée. J'ai bien apporté un livre, mais je n'arrive pas à me concentrer, à entrer dedans. Je le mets de côté. J'attends... et je songe. Je suis curieux de nature. À un moment donné, c'est plus fort que moi, je n'y tiens plus, il faut que j'aille le voir ! Je n'ai jamais vraiment vu ça de ma vie, un mort.
Je me lève et me rends donc dans la salle de chirurgie derrière le rideau. Il est là. Le drap ne recouvre même pas son visage et les yeux sont ouverts. C'est un homme dans la cinquantaine, décédé une heure auparavant d'un bête arrêt du coeur. Non, je vous l'assure, il ne ressemble pas du tout aux mannequins des salons mortuaires, pas plus que tous ceux que je verrai par la suite. J'en éprouve un choc. Le visage a ce qu'on appelle la « pâleur cadavérique », celle que les embaumeurs s'acharnent à faire disparaître, et qui ne se décrit pas, faut l'avoir vue. Les lèvres sont bleuies. Il se dégage de l'ensemble une forte impression « d'absence de vie » et je suis comme hypnotisé. Je le contemple posément. En fait, je contemple la mort.
Je ne connais pas l'individu, ne l'ai jamais vu vivant. Un parfait inconnu. Les sentiments ne peuvent jouer. Ce n'est pas quelqu'un que je vois, mais la mort à l'état pur. Je ne regarde pas longtemps ce visage ou cette absence de visage, peut-être une minute, le temps de toute façon compte peu, l'impression n'en est pas moins forte. J'ai devant moi un corps qui, deux heures avant, vivait; quelqu'un existait à travers ce corps, et maintenant, ce n'est plus rien, rien qu'un cadavre, bon à jeter, qui pourrira bientôt. La vie l'a quitté, s'est enfuie, a disparu. Je me contente de le regarder simplement de tous mes yeux. Je sens que confusément toutes sortes de réflexions tentent de se faire un chemin en moi, je n'essaie pas de les identifier, de les analyser encore moins. Ce n'est pas le moment. Je regarde et ça suffit. Enfin, je juge l'avoir assez vu. Je ne veux pas non plus me faire surprendre devant lui. Je viens de commencer à l'urgence, nous ne sommes pas encore intimes, les autres et moi, et je ne tiens surtout pas à passer pour un nécrophile. Je quitte donc le mort et viens me rasseoir à mon bureau...
Et là, ça commence ! Pourquoi vit-on ? Pourquoi meurt-on ? Bing ! Bang ! dans ma tête ! Et le cadavre toujours à côté pour me rappeler que ces questions n'ont rien d'abstrait, qu'au contraire, elles collent bien fort à la réalité. Je n'ai rien à faire de la nuit, j'ai toute la nuit pour réfléchir. Si au moins, comme les autres, j'étais occupé à donner des injections ou à vider des bassines, je pourrais penser à autre chose et faire des blagues. Mais je n'ai rien à faire que songer. Alors, je pense. Au fond même, j'aime mieux être seul. Je sens qu'il faut que je réfléchisse au phénomène. Ça s'impose. J'ai une nuit entière rien que pour ça. J'y suis obligé malgré moi.
Et alors, les grandes questions philosophiques reviennent me tarauder : Que sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Depuis mon adolescence, je croyais les avoir oubliées celles-là. Mais cette nuit, elles me reviennent en vrac et en trombe. Oserais-je vous dire ce qui me travaille au fin fond de la tête et de l'être ? C'est l'angoisse. Celle qui donne le vertige, celle de l'infini, de l'inconnu qui nous paraît impénétrable. Celle des questions sans réponses : qu'est-ce que la vie ? pourquoi meurt-on ? Cherchez, cherchez, j'ai cherché toute une nuit et plus encore. Pourquoi naît-on ? Pourquoi certains ne vivent que quelques jours, d'autres, pire encore, quelques années seulement ? Et même si on ne meurt qu'à la fin de ses jours, tout ça sert à quoi ? où ça nous mène ? Et pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Pourquoi la vie, pourquoi ?
Ouh-là ! J'en ai brassé des problèmes cette nuit-là. Je ne m'en souviens que trop bien ! Cette nuit-là et les jours suivants, parce qu'en tout, elle a duré trois bons jours ma crise existentielle. J'en ai vécu d'autres par la suite, mais moins cérébrales. Trois nuits et trois jours, car je n'ai guère dormi, à me poser et reposer ces satanées questions.
Pendant que je contemplais ce mort, l'une des réflexions les plus sournoises qui tentait de s'insinuer en moi était due à une vision, sorte d'instantané qui s'était comme imposé à moi. Cela a peut-être duré un quart de seconde seulement, mais l'image m'a poursuivi, me poursuivait. Au moment où je voyais ce cadavre devant moi, mon regard s'est comme un instant brouillé, à la manière d'un fondu au cinéma, puis l'image est redevenue claire... et c'est moi que j'ai vu sur la civière, mon propre cadavre ! Un quart de seconde, mais je l'ai vu. Je me suis vu mort à la place de cet homme. J'ai aperçu mon propre corps gisant, exsangue, sans vie sur cette civière, mon visage avec cette saleté de pâleur inanimée, mes yeux vitreux, délavés. En réfléchissant dans les heures suivantes, j'ai compris qu'un jour ce serait mon tour. Et je ne l'ai pas digéré du tout.
Le lendemain et le surlendemain, cette image me poursuivait. Je me souviens, j'avais pris ma voiture, après trente-six heures sans dormir, je roulais sur une route de campagne pour m'aérer les esprits... J'engueulais le soleil, le ciel bleu de cet automne, les champs et un vieil orme debout. Fenêtre ouverte, je criais à tue-tête comme un fou :
Je ne veux pas mourir ! Je ne veux pas mourir !
À qui s'adresse-t-on quand on refuse la mort ? Je sentais qu'il me faudrait un jour ou l'autre quitter tous ceux que j'aimais, pour ne plus jamais les revoir... qu'eux-mêmes en feraient autant à leur tour... qu'ils deviendraient tous à tour de rôle ce cadavre bête et stupide que j'avais vu sur la civière. Comment peut-on accepter de vivre en sachant tout ça ? et pourtant je ne voulais même plus dormir, parce que je me disais que dormir, c'est un peu mourir... et je roulais... et je roulais... Je voulais vivre... et j'étais sur le point de capoter dans les deux sens...
Ah ! Mon premier mort, c'était tout un problème !
Devinez comment tout ça s'est terminé ? Au bout de trois jours d'angoisse dans la peau, d'interrogations sans issue, je commençais à manquer de sommeil, je me demandais si je pourrais garder ce boulot. Et l'hiver s'en venait... Alors, vous savez ce que j'ai fait ? Fatigué et bien écoeuré tout d'un coup, je me suis dit : « Ah ! Pis, d'la marde ! Ça suffit amplement ! » Et j'ai cessé de penser à tout ça !
Si jamais ça vous prend, je vous suggère d'en faire autant, ça soulage énormément, et de toute façon, on n'en sort pas.
Ces élégantes questions sont revenues m'agacer encore souvent depuis et je sais bien que ce n'est pas fini. Mais c'est un peu comme si je les avais réglées en décidant une fois pour toutes que je ne peux y répondre avec ma petite tête. Sur ce sujet, je sais que je crèverai aussi ignorant que je suis né. Ce n'est pas grand-chose, mais c'est déjà ça. Et puis, le fait de réfléchir à la mort de temps en temps permet d'apprécier la vie.
Curieusement, j'ai l'impression que les gens qui ne pensent jamais à la mort ne se soucient pas plus de la vie. À mon sens, bien des gens meurent sans savoir qu'ils ont vécu. Parfois, je deviens morose à voir vivre mes contemporains qui font leur petite vie de métro-boulot-dodo en ayant pour unique ambition de se payer telle ou telle bébelle (auto, vidéo, voyage, etc.). Les gens qui vivent intensément, qui ont une vie intérieure remplie me paraissent plutôt rares. Pour la majorité, la vie intérieure se résume à la télévision.
Pardonnez ces dernières remarques bien subjectives, mais voir mourir une personne presque toutes les semaines pendant cinq ans m'a donné comme une certaine tournure d'esprit... Le drame intérieur n'est pas revenu me tourmenter chaque fois, remarquez, certainement pas. Je n'aurais pu tenir. J'ai réglé le problème, laborieusement certes, mais dès le départ. Ce fut là mon baptême de la mort, si vous voulez, comme on dit le baptême de l'air.
Une fois bien initié, on ne s'en fait plus avec la mort. On l'accepte comme un phénomène normal, du moins au travail, comme si, à cet endroit, elle ne faisait pas partie de notre vie personnelle. Tous les employés d'hôpitaux, sauf les imbéciles, ont plus ou moins passé par une telle remise en question, qu'ils l'avouent ou non, et chacun se fait une raison, quand ce ne serait que pour pouvoir continuer à travailler. Voilà pourquoi bien des gens considèrent parfois les employés d'hôpitaux comme insensibles. Ils ne le sont pas, loin de là, allez les voir quand un de leurs proches passe l'arme à gauche ! Mais au travail, c'est différent.
Comprenez bien, s'il fallait que le personnel prenne à coeur la douleur de tous ceux qui souffrent et meurent et, en plus, de ceux qui les pleurent, qui, croyez-vous, irait vider les bassines des patients qui ne sont pas morts encore et qui pestent et empestent dans le corridor ? Quand une personne vous annonce la mort de votre mère, elle sait bien que vous ne trouvez pas ça drôle, mais si elle se met à trop sympathiser, elle éprouvera votre peine, se mettra à pleurer avec vous, et ne sera plus bonne à rien au travail.
Qu'on le veuille ou non, on finit par se faire une raison et une carapace. On en voit tellement mourir, ça devient tellement normal... Certains parfois, il faut le dire, en oublient la diplomatie la plus élémentaire et manquent carrément de tact en annonçant la mort aux proches du défunt. Autant l'avouer sans détour, des imbéciles, il y en a partout, dans les hôpitaux, comme ailleurs.
Bien sûr, on a beau se dire qu'on a tout réglé dans son for intérieur, ça n'est jamais vraiment terminé; au travail, certains cas pathétiques viennent nous le rappeler régulièrement. Même si on prétend qu'on ne pense plus à la mort, le fait de la côtoyer nous influence, même à notre insu. On en parle régulièrement et de toutes les façons, souvent en rigolant. Tout comme on se réjouit d'être bien portant en voyant les malades, on se réconforte encore plus en voyant les morts ! On n'est pas fâché de se savoir vivant. À la fin, tout ça mis ensemble pousse ceux qui voient régulièrement la mort à des réflexions souvent involontaires qui les amènent à prendre conscience de leur vie et à l'apprécier. Ce n'est pas si mauvais, et d'un autre côté, la carapace permet de continuer à travailler. Après tout, on est là pour ça.
Dans notre belle urgence, nous ne manquions pas de jolis sujets de conversation. La vie, la mort, les accidents, la maladie et les juteux cancers formaient la toile de fond. Je me demande de quoi peuvent bien parler les ouvriers d'une chaîne de montage le midi...
Voir la mort en face permet de placer la vie dans une juste perspective. Quand je rencontre des gens très pressés, je prends toujours un certain plaisir à leur expliquer bien calmement que la Terre existe depuis environ cinq milliards d'années, que l'homme lui-même existe depuis environ un milliard d'années, et que dans cinq mille, dix mille ou cent mille ans, un archéologue étudiant notre époque ne s'inquiétera pas vraiment de savoir si un tel (celui à qui je parle en l'occurrence) a fait telle ou telle chose mardi plutôt que mercredi, ou une année plutôt qu'une autre... Comme le disait si bien le perspicace John Maynard Keynes : « À long terme, nous sommes tous morts. »
Bien sûr, à l'urgence même, quand il fallait faire un massage cardiaque, tout le monde se grouillait, sauf moi évidemment, qui me contentais d'observer. Nous n'attendions pas au lendemain sous prétexte qu'un archéologue dans cent mille ans... Mais, même sur le moment, on peut bien se démener et faire tout son possible pour sauver la vie, on n'en demeure pas moins convaincu que son possible est limité et qu'au fond, la vie ne fait que ce qu'elle veut.
Permettez ici une confidence : cette histoire de mon premier mort, je ne l'ai jamais contée à personne, je n'en ai jamais parlé, même à mes meilleurs amis. J'en serais incapable. Il est des choses dont on ne parle pas; elles sont trop intimes. Curieusement, je n'ai eu aucune difficulté à écrire tout ça... L'écriture est une façon de communiquer bien spéciale, elle permet de dire ce qui ne se dit pas. Au fond, elle a peut-être du bon.
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Au suivant : La combine des valiums
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