Témoignages





Comme je reçois de nombreux témoignages de gens ayant connu Émilie, Ovila ou un membre de la famille, voici d'autres témoignages. Si vous avez un témoignage à me faire parvenir et que vous êtes intéressé, avec votre permission SEULEMENT, je le publierai.

Contrairement aux témoignages insérés dans mon site et dans mon livre, je ne peux assurer la crédibilité des écrits. Les deux premiers, sont des témoignages réalisés lors d'un dossier que j'avais fait avec la journaliste Michèle Lemieux pour le magazine "Le Lundi". Ces deux témoignages sont véridiques. Il m'est, par contre, impossible de vérifier l'exactitude des courriels que je reçois, mais j'aime bien faire confiance aux gens

En deuxième partie, voici quelques témoignages. Si vous avez envie de me faire parvenir votre témoignage, écrivez-moi par courriel et il me fera un grand plaisir de l'ajouter à cette page. N'oubliez pas de mentionner votre âge et de me dire si vous voulez que votre adresse courriel soit divulguée; ou non.



Blanche Pronovost



Mme Simone Poitras
, qui a jadis habité Villebois en Abitibi, se souvient très bien de cette garde Pronovost qui soignait les colons.

"J'avais 13 ans, lorsque je l'ai rencontrée. Ma soeur a fait une fausse-couche lorsqu'elle était enceinte de cinq mois, Le bébé était quand même assez gros et ma soeur a fait une hémorragie. Garde Pronovost était présente, rassurant toute la famille. Mon beau-frère avait perdu connaissance tellement ce qui ce qui se passait dans la chambre était difficile. Blanche m'a marqué parce qu'elle a passé la journée au chevet de ma soeur et je sais aujourd'hui qu'elle lui a sauvé la vie.
J'ai rencontré Blanche par la suite car elle a accouché une autre de mes soeurs et encore une fois, son assistance avait été précieuse. Mes soeurs vivaient des accouchements bien difficiles. Chez-nous, nous avions confiance en la garde Pronovost. Je me souviens aussi qu'un jour, après la messe du dimanche, Blanche avait demandé à un de mes frères de venir chez elle pour effectuer quelques réparations. Étant donné qu'à l'époque, un chaperon était indispensable, j'avais accompagné mon frère chez elle. J'étais bien impressionnée par elle...

J'avais de l'admiration pour elle. Elle avait tellement aidé ma soeur, elle l'a guérie. Quand tout le monde se décourageait, garde Pronovost conservait son sang-froid, demeurait forte et s'occupait de tout le monde. C'était une femme tellement généreuse...

En ce qui concerne la télé-série Blanche, j'ai été déçu un peu, car elle n'avait pas du tout ce physique là,elle était un peu grassouillette, pesait 130 ou 140 livres, mesurait environ 5 pieds et 2 pouces, ou 5 pieds et 3 pouces. Elle n'était pas féminine comme Pascale Bussière qui vit un amour après l'autre ! Ce n'était pas une femme romantique ! J'ai été surprise en voyant la série. Je ne l'avais jamais imaginée avec un homme. C'était une femme de carrière qui était à son affaire et qui était heureuse de s'occuper des gens."


Blanche

Père Jean-Louis Veillette, sg ptre
Cousin de blanche par sa mère (Rosée, soeur d'Ovila), il a été très proche de sa cousine Blanche. "J'ai de très bons souvenirs de ma cousine. Elle s'intéressait beaucoup à sa famille elle-même, aux origines de son nom. Elle prétendait avoir découvert dans ses recherches que notre arrière grand-père, Jean-Denis Rouillard dit Prenoveau, avait été nommé ainsi pour se différencier, puisqu'il y avait deux familles de Rouillard. Lui et sa famille habitaient près d'un pré nouveau, ce qui expliquerait l'origine de ce nom.

Lorsque j'allais visiter Blanche,, je me rappelle qu'Arlette, qui était toute petite, avait beaucoup d'esprit. Elle me voyait arriver par l'oeil de la porte et s'exclamait: "Maman, c'est le curé qui arrive !" Je suis prêtre mais je n'ai jamais été curé.

J'ai entretenu une correspondance avec Blanche jusqu'à ce qu'elle tombe malade. J'ai étudié à Rome et pendant ce temps, elle m'écrivait par amitié. Blanche composait et écrivait très bien. Elle avait aussi un très grand sens de l'humour. D'ailleurs, les trois filles tiennent de leur mère. Ma cousine était aussi une femme très très dévouée, j'appréciais beaucoup cette qualité chez elle. Blanche c'était un trésor pour la famille Pronovost et la famille Veillette.
La dernière fois que j'ai vu Blanche, remonte a des années... Blanche était encore bien à ce moment, mais on aurait dit qu'elle s'inquiétait un peu. Je pense qu'elle se sentait fatiguée. À ce moment, je m'étais éloigné; j'avais quitté Montréal, je n'avais plus les mêmes occupations et j'étais moins libre d'aller la voir. Lorsque j'ai appris que sa santé déclinait, ça m'a vraiment touché. Le dernière fois que j'ai téléphoné, je voulais parler à Blanche, mais Émile m'a expliqué qu'elle ne parlait déjà plus. J'ai insisté pour entendre le son de sa voix. Il lui a passé le téléphone en lui disant que j'allais lui parler. Elle a dit: "Oui, oui, oui,", c'est tout. Je me suis nommé, je me suis présenté, c'était peine perdue... Je garde de Blanche le souvenir d'une vraie petite sainte femme. Elle avait des principes religieux, elle était très pieuse, elle avait une foi très forte.

Émile éprouvait un amour vrai et profond pour sa femme. Il disait souvent qu'en Abitibi, il avait rencontré sa petite oie Blanche faisant allusion à son épouse. Il prétendait que lorsqu'il l'avait vue, il avait su qu'il avait rencontré la femme avec laquelle il voulait faire sa vie. Chaque fois qu'il racontait cette histoire, Blanche répondait toujours "Émile, Émile, n'exagère donc pas ! " (rires)

Je me souviens qu'enfant, j'aimais bien questionner et j'avais demandé à mes parents pourquoi mon oncle Ovila et ma tante Émilie ne vivaient pas ensemble. Mon père me répondait avec son bon raisonnement: "Elle ne voulait pas aller en Abitibi." Lorsque je demandais pourquoi, on me répondait que j'en savais assez... Je suis persuadé qu'Émilie et Ovila se sont toujours aimés. Mon oncle Ovila avant de mourir est revenu d'Abitibi pour s'installer dans un foyer pour personnes âgées, rue Saint-Paul à Montréal, afin de se rapprocher de sa chère Blanche qui était garde-malade. À sa mort, c'est Émile qui l'a ramené afin qu'il soit inhumé à St-Tite.

Émilien Pronovost, fils d'Émilie

"Bonjour madame Jean, j'espère ne pas avoir trop suscité d'espoirs chez vous en disant que je connaissais Émilien Pronovost. Je suis née en Abitibi, mon grand père a émigré ici en 1917. On dit qu'il fut l'un des premiers colons de Chazel. J'aime évoquer des souvenirs.
Mon mari a travaillé pour lui à quelques reprises. La première fois, je crois que ce fut à construire une ligne téléphonique. Mon mari pouvait faire des farces avec lui, il était simple et humain et connaissait la valeur du travail. Un soir au retour, c'était lui qui assurait leur transport, il invite ses hommes à monter chez l