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Lundi, 15 Janvier 2001
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Articles,
Résumés
Articles :
* Les singes et les humains :
des cousins plus proches qu'on ne le croyait (Cybersciences 13-01-98)
* L'intelligence
sociale aurait une base biologique (InfoScience 30-11-99)
* Les recherches sur le vaccin
contre le sida connaissent un sérieux recul (InfoScience 27 Janvier 2000)
* Les abeilles
ouvrières apprennent la boussole (InfoScience 04 Février 2000)
* Une soupe de
quarks et de gluons aurait suivi de micro-secondes le Big Bang (InfoScience 10
Février 2000)
* Qu'est-ce qu l'Antimatière 1
(CyberSciences 15/12/1998)
* Antimatière et Matière noire dans
l'Univers 2 (CERN juillet 1999)
Résumés :
* Recherche : Zzzzzzzzzz. La sieste combattrait la maladie, hypothèse
de Timi Barone, anthropologue, chercheur. La sieste aurait permis à des populations de
combattre des maladies graves. Certaines, dont la malaria, sont plus prévalentes dans les
sociétés traditionnelles pratiquant la sieste. Mme Barone a trouvé plusieurs sociétés
non agraires où le sommeil d'après-midi est chose courante. Elle suggère que la sieste
a servi de mécanisme d'adaptation, ou de réaction, à la maladie. Beaucoup de gens
étant malades et ayant besoin de sommeil pour combattre le parasite, la sieste est
devenue une stratégie de survie qui s'est lentement transformée en habitude de vie. Un
médecin américain, d'origine chinoise, a rappelé que les Chinois pratiquent la sieste
depuis des siècles : «S'il y a un lien de cause à effet entre la sieste et la
mortalité, les Chinois tomberaient comme des mouches!» (Barone, T.L. «Is the siesta an adaptation to disease?» Human Nature,
vol.11, no.3, 2000) (11/12/2000)
* Recherche : Astronomie: Nouveau type de Trou Noir: Situé
à environ 600 années-lumière de la Terre, il serait de taille moyenne avec une masse
d'environ 500 étoiles comme notre Soleil, entre les trous noirs gigantesques au coeur des
galaxies (renfermant des millions d'étoiles) et les petits (masse équivalente à
quelques soleils). Les scientifiques ignorent les conditions de sa formation. La création
d'un tel trou noir supposerait des conditions extrêmes telles que, par exemple,
l'effondrement d'une étoile super-géante ou la fusion de plusieurs trous noirs. Les
trous noirs sont des objets galactiques en effondrement gravitationnel et qui
engloutissent tout à leur contact. Leur densité est telle qu'à leur proximité, le
temps s'arrête, l'espace est déformé et même la lumière ne peut s'en échapper, d'où
leur surnom. (AFP, 16/09/2000)
* Recherche : La maladie
d'Alzheimer (M.A.) est une démence* neurodégénérative qui résulte de l'installation progressive,
et à l'heure actuelle irréversible, de deux types de lésions dans l'ensemble du cortex
cérébral. Le premier type de lésion correspond aux plaques séniles
qui sont des dépôts d'une substance appelée substance amyloïde dont la nature
biochimique est maintenant connue (il s'agit d'un polymère d'un fragment protéique, le
peptide «Aß») Cette substance insoluble se dépose lentement et progressivement dans la
totalité du cerveau, mais plus particulièrement dans la substance grise du cortex
cérébral (là où se situent les cellules nerveuses). La substance amyloïde va tuer
progressivement les neurones (cellules nerveuses) et en particulier les neurones
impliqués dans les fonctions intellectuelles (mémoire, lecture, écriture, langage,
reconnaissance visuelle, etc.).
Les neurones qui dégénèrent se remplissent de filaments pathologiques. Il s'agit du
deuxième type de lésions. Ce processus dégénératif est appelé la dégénérescence
neurofibrillaire. Il démarre vraisemblablement dans la région hippocampique qui
est une zone-pivot impliquée dans la gestion de la mémoire. La dégénérescence
neurofibrillaire se poursuit ensuite, comme une réaction en chaîne, dans les régions
corticales associatives, puis dans l'ensemble du cortex cérébral. Elle se termine par la
mort de millions, puis de milliards de neurones, entraînant ainsi l'apparition des signes
cliniques de perte de mémoire, puis de démence.
Nous pouvons donc penser qu'il existe deux grandes étapes physiopathologiques qui
conduisent à la mort neuronale et à la démence: L'AMYLOÏDOGENÈSE ET LA
DÉGÉNÉRESCENCE NEUROFIBRILLAIRE.
Ces lésions permettent de faire le diagnostic de maladie d'Alzheimer certaine. Un examen post-mortem est
nécessaire (autopsie pour le prélèvement du cerveau).
D'autres cellules participent au processus dégénératifs, en particulier les cellules gliales: les astrocytes et les cellules microgliales.
*Démence: Selon l'OMS, dans sa classification
internationale des maladies (10ème édition), la définition suivante est
donnée:"Altération progressive de la mémoire et de l'idéation, suffisamment
marquée pour handicaper les activités de la vie quotidienne, apparue depuis au moins 6
mois et avec la présence d'au moins un trouble suivant: langage, calcul, jugement,
altération de la pensée abstraite, praxies, gnosies ou modification de la personnalité.
C'est donc une définition large qui ne suppose pas une détérioration intellectuelle
importante mais une dégradation par rapport à l'état antérieur et une gêne dans le
fonctionnement quotidien. (Maladie d'Alzheimer)(14/09/2000)
* Recherche : La maladie
de Parkinson, caractérisée par une rigidité musculaire, des
tremblements, une lenteur des mouvements, l'hypotension orthostatiques (chute brusque de
la pression artérielle lorsque les patients se lèvent, ce qui cause vertiges et
évanouissements) est connue depuis longtemps comme une atteinte progressive du Noyau Gris
Strié Central du Cerveau (c.st. et c.strie). Elle est
causée par perte de neurones dopinergiques (produisant le neurotransmetteur dopamine). L'équipe de chercheurs du Dr David Goldstein
(NINDS) a récemment découvert que la maladie affectait certaines terminaisons nerveuses
noradrénergiques (produisant la noradrénaline).
Ils ont établi par tomographie que plusieurs terminaisons nerveuses périphériques
situées dans le coeur avaient aussi régressé pendant la maladie. Goldstein déclare que
cette découverte permet de mieux comprendre comment la maladie de Parkinson se
développe, pourrait conduire à terme à un moyen de pronostiquer ce trouble et
peut-être même à l'empêcher. (Annals of Internal Medicine, 133, 5) (05/09/00)
* Recherche : La
maladie de Parkinson : complexité du phénomène dévoilée par la génétique
(InfoScience, 29/05/00)
* Recherche : Anticoagulants et Antioxydants
(Circulation)
* Recherche : Dernier
Rapport Américain sur les CANCÉRIGÈNES (texte original, anglais) (National
Institutes of Health, 15/05/00)
* Recherche : Eh! Oui! L'Univers
serait encore plat ! (InfoScience) (11/05/00)
* Recherche : La Perestroïka s'est quelque peu fait attendre dans le
monde de la paléontologie de l'ex-Union soviétique. On vient d'apprendre qu'un fossile
d'une importance primordiale dormait depuis 50 ans dans une collection de l'ex-Union
soviétique. Appartenant à l'espèce Livonia multidentata, ce précieux fossile
mi-poisson, mi-tétrapode serait le tout premier vertébré terrestre. En d'autres termes,
l'ancêtre de tous les
amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères actuels, y compris l'être humain. C'est
donc une importante pièce du puzzle de l'évolution qui vient de refaire surface.
(CyberSciences) (04/05/00)
* Recherche : Le Cancer
(CHNRCS, Canada) (04/2000)
* Recherche : Le vieillissement
viendrait d'une altération progressive des gènes : La plupart des maladies liées au
vieillissement (dont Alzheimer) viendraient d'erreurs qui se glissent dans les gènes lors
de la division des cellules dans tous les tissus à partir de l'âge mûr. Nos cellules
fonctionneraient de moins en moins bien à cause de la détérioration de leurs gènes à
chaque division, et peu à peu les tissus qu'elles forment perdent leur efficacité. Les
chercheurs de l'Institut Scripps (Californie) ont découvert que 61 gènes étudiés
subissaient de franches transformations entre l'enfance et l'âge mûr, ce qui
expliquerait le vieillissement. (Science) (31/03/00)
* Recherche : Poussières d'atomes:
Les atomes ne sont pas indivisibles, comme le croyaient les Anciens. Ils sont constitués
de particule plus petites : un assemblage de protons et de neutrons (le tout formant le
noyau), entouré d'un nuage d'électrons. Protons et neutrons eux-mêmes sont divisibles
en quarks, ces particules découvertes dans les années 60. Chaque proton ou neutron
serait fait de trois quarks, "collés" ensemble par trois gluons, une autre
particule, qui agit comme un élastique. (voir: Info Science) (29/03/00)
* Recherche : Le ginkgo biloba et la mémoire ?
Le Dr Zoltan Rona, médecin de Toronto pratique la médecine douce. Il estime que
l'extrait des feuilles du ginkgo biloba est un vasodilatateur des vaisseaux sanguins du
cerveau, ce qui accroît le rythme de transmission des informations dans les cellules
nerveuses.
Depuis longtemps le ginkgo est utilisé comme complément dans le traitement de diverses
pathologies. Par exemple, la dépression, l'asthme, l'angine, l'hypertension, le
bourdonnenement d'oreille, ... On croit qu'il agit sur les artères et les veines.
Le ginkgo agit aussi comme antioxydant, ce qui réduit le nombre des radicaux libres au
niveau cellulaire, c'est-à-dire des déchets du métabolisme. En se débarassant de ces
résidus, il semble agir contre le vieillissement.
Les vitamines C et E ont aussi des effets semblables au ginkgo qui aurait encore des
effets anticoagulants. Qu'en est-il?
(voir: sections sur le ginkgo et sur les vitamines) (26/03/00)
* Recherche : Rythmes
Biolologiques, Sommeil et Rêve, Neuro-Psychisme et Maladie. Documents : Évolution
des principes de la Médecine. Réf. Multi-Mania (cliquer: Lien) 21/02/00
* Recherche : Des cellules souches (indifférenciées) du cerveau humain
ont été pour le première fois isolées (Société StemCells). Les applications
potentielles de cette découverte pourront porter sur la thérapie de maladies telles que
Parkinson, Alzheimer, l'épilepsie, ou sur la réparation des dommages au cerveau
consécutifs à une congestion cérébrale. Il sera désormais possible d'obtenir et faire
proliférer ces cellules indifférenciées pour greffer. Cela permettra aussi de mieux les
comprendre et d'en modifier éventuellement la génétique pour traiter des maladies
particulières. (France-Presse) 31/01/00
* Recherche : L'eau peut faire monter la tension artérielle chez les
personnes âgées et certains malades du système nerveux (Circulation, 08/02/2000).
"L'eau n'est pas une substance neutre" et un demi-litre d'eau du robinet fait
monter la T.A. de 40 mm chez les patients de dysfonction nerveuse et de 11 mm chez les
personnes saines mais âgées (Dr John Shannon, U. Vanderbilt, Nashville, Tenn.).
Chez les patients suivis par les chercheurs, la T.A. commence à monter en deux, trois
minutes minutes après l'ingestion d'eau et s'accroît rapidement dans le quart d'heure
suivant. Elle commence ensuite à descendre après 60 minutes.
"Nous ne savons pas comment l'eau fait monter la T.A., mais c'est l'eau en elle-même
qui produit cet effet" (Pr Jens Jorda). 08/02/00
* Recherche : Des chercheurs de l'Université de Laval (Claude Lemieux,
Christian Otis et Monique Turmel) auraient identifié une algue microscopique qui serait
la mère de toutes les plantes vertes (Nature, 10/02/00). Les spécialistes dans
l'évolution des plantes vertes étaient remontés à deux embranchements, les
streptophytes (plantes terrestres) et le chlorophytes (algues vertes) sans identifier
leurs ancêtres communs. En étudiant l'ADN d'une algue microscopique, la mesostigma
viride , l'équipe Lemieux a découvert plusieurs caractéristiques de cette algue d'eau
douce qui existait il y a 800 millions d'années avant la séparation des deux
embranchements. Ils ont étudié 53 gènes de cette algue dont les gènes chloroplastiques
(base de la photosynthèse) ressemblent beaucoup à ceux des plantes terrestres
d'aujourd'hui.
* Recherche : Des expériences du laboratoire européen du CERN apportent
pour la première fois une preuve que les plus petites particules connues, les quarks et
les gluons, existaient une fraction de seconde après le "Big Bang" à l'origine
de l'univers. Les quarks sont reliés entre eux par des particules sans masse, les gluons.
Auparavant, les quarks et les gluons n'avaient été détectés que dans des particules
plus grandes comme les protons ou neutrons. "Si la théorie du Big Bang est correcte,
si l'univers a commencé comme nous le pensons, alors à un moment donné ces quarks
doivent avoir flotté dans une sorte de soupe avant de se retrouver enfermés dans des
particules" (Neil Calder, CERN) (Voir Réf.) 10/02/00