Socio
:
Hausses de Loyer : Proprios vs Régie
Extrait : Le Guide de
Montréal Nord :
Marie-Ève
Courchesne
Le Guide de Montréal-Nord, Montréal, Mercredi, 22 Juin 2005
Les propriétaires font
fi des recommandations de la Régie du logement
Des hausses de loyer
importantes dans l'Est
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Montréal,
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Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) a rendu public la semaine dernière son portrait des augmentations de loyers en 2005. Constatation : les propriétaires ont souvent fait fi des recommandations de la Régie de logement. Une réalité à laquelle l'Est de Montréal n'échappe pas.
En
janvier dernier, la Régie du logement publiait son barème d'indices
d'augmentation de loyer pour l'année 2005. Dans ce rapport, la Régie
recommandait, pour les logements dont le chauffage est à la charge du
locataire, une augmentation de base de 0,8 %. Pour ceux à la
charge du propriétaire, l'indice était de 1,1 % pour les logements
chauffés à l'électricité, de 0,5 % pour ceux chauffés au gaz et de
2 % pour ceux au mazout.
Dans le cas où des travaux majeurs auraient été
effectués au cours de la dernière année, la Régie recommandait un taux
d'ajustement supplémentaire de 3,9 %. Dans le cas de hausse des taxes
foncières de plus de 5 %, la Régie prévoyait une majoration supplémentaire
de 0,6 %. Une réduction de ces taxes de 5 % avait l'effet inverse.
Dans son portrait, le RCLALQ constate que toutes les demandes
moyennes de hausse de loyer dépassent ces indices. Dans l'Est de Montréal, on
constate que le loyer moyen est de 520,84 $ avec, en moyenne, des
hausses de 4,27 % pour l'année 2005. Ces chiffres ont été avancés à
partir de données recueillies auprès des locataires ayant reçu un avis de hausse
de loyer cette année.
Entre 2001 et 2004, à Montréal, le RCLALQ a constaté qu'il y
a eu des augmentations de 17 % pour les logements de deux chambres à coucher.
Déjà, en 2001, le RCLALQ notait que plus de 218 000 ménages locataires québécois
consacraient plus de la moitié de leur revenu au paiement du loyer.
Les deux principales cibles sont les jeunes et les personnes
âgées. Souvent, les personnes âgées n'osent pas refuser une hausse de loyer par
crainte de devoir déménager et les jeunes doivent vivre en colocation. La
situation des jeunes familles n'était guère plus reluisantes.
Selon Mme Mongrain, on a longtemps cru que les logements
étaient moins chers dans l'Est de Montréal, une réalité qui n'est plus.
Non à la discrimination
Par
ailleurs, le Comité logement de Montréal-Nord rappelle qu'il est interdit de
faire de la discrimination lorsqu'on a un logement à louer. Ainsi, il est
interdit de refuser de louer un logement à quelqu'un pour l'un des motifs prévus
par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, comme le sexe,
l'origine ethnique, l'âge, la condition sociale ou le fait d'avoir ou non des
enfants.
La collecte abusive de renseignements personnels est aussi à
proscrire. Le numéro d'assurance sociale et la date de naissance ne sont pas,
par exemple, des informations que l'on est obligés de fournir pour pouvoir
louer un appartement. Les locataires qui ont des questions peuvent contacter le
Comité logement au 852-9253.