Socio : 15,5 M Irakiens aux
Urnes
Agence
France-Presse
Bagdad
La Presse, Montréal, Vendredi, 14 Octobre 2005
Projet de Constitution :
Plus de 15,5 millions d'Irakiens aux urnes samedi
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| Photo AFP |
Plus de 15,5 millions d'Irakiens se rendent aux urnes samedi pour se prononcer sur un projet de Constitution, qui doit jeter les bases de l'Irak de l'après Saddam Hussein, dans un référendum placé sous haute surveillance sécuritaire de crainte d'attentats.
Les 6.235
bureaux de vote seront ouverts de 07H00 (04H00 GMT) à 17H00 (14H00 GMT) et le
vote se déroulera en plein ramadan, le mois de jeûne musulman.
Un important dispositif de sécurité a été mis en place afin de parer à toute
tentative violente pour perturber cette consultation, comme cela avait été le
cas en janvier dernier lors des élections générales.
Le pays est depuis vendredi 00H00 (jeudi à 21H00 GMT) coupé du monde : les
frontières terrestres ont été bouclées et ce jusqu'à 18H00 locales (15H00 GMT)
dimanche et l'aéroport international de Bagdad a été fermé.
Un couvre-feu a été imposé sur tout le territoire national de 22H00 à 06H00
locales, le trafic routier, excepté les convois gouvernementaux et militaires,
interdits tout comme le port d'armes pour les civils et les gardes de sécurité.
Les Irakiens, mis en congés trois jours, auront à cocher oui ou non sur un
bulletin de vote portant une seule question : «Approuvez-vous le projet de
Constitution».
Le texte, âprement discuté par les principales forces politiques, a les faveurs
des chiites, majoritaires en Irak, et des Kurdes, les deux piliers de la
coalition gouvernementale qui a émergé des élections du 30 janvier.
Mais une majorité de sunnites estiment qu'il contient, en reconnaissant le
fédéralisme, les germes d'une division du pays. D'ultimes amendements ont été
néanmoins apportés au texte, entraînant l'adhésion au projet d'une partie de
cette communauté.
La plus importante modification donne la possibilité au prochain Parlement qui
sera élu le 15 décembre d'amender la Constitution.
S'ils veulent faire barrage au texte, les sunnites devront réunir deux tiers de
«non» dans au moins trois des dix-huit provinces du pays, une mission qui
s'annonce difficile vu les divisions dans leurs rangs, mais pas impossible.
Selon la commission électorale, les résultats sont attendus sous quatre à cinq
jours en raison de problèmes de communications, de la situation sécuritaire mais
aussi du ramadan qui risquent de retarder les opérations de dépouillement.