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1998
2-La Personne
LA PERSONNE
Beethoven
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"Le CERVEAU !" : Adaptation aux situations, Contrôle de Vie, la Personne y est ! |
* ** |
"Nous sommes résultat d'apprentissages phylogénétiques et individuels."
Au long de cette section, nous nous interrogerons sur les structures et mécanismes de la conscience humaine. Sur la constitution de la Personne.
Plus loin, nous analyserons les constituants du comportement des
êtres vivants à partir des données que nous aurons tenté de dégager.
Nous y réfléchirons afin de nous connaître véritablement et
demanderons à des spécialistes de nous éclairer par leurs communications sur l'état
actuel des connaissances humaines.
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"L'apprentissage" |
Le "Légume".
Étudiant, au B.A., je travaillais parmi les malades mentaux. J'y ai
connu brièvement un patient, adulte dans la vingtaine qui présentait l'apparence d'un
enfant normal prépubère, mais végétatif et alité. Inexpressif et passif, il était
nourri, changé et déplacé dans son lit.
Qu'était ce "Légume", tel qu'on le qualifiait, incapable de
fixer son regard vide ou vagabond même s'il présentait un réflexe pupillaire normal? Il
était totalement absent à la vie courante, sinon pour les réflexes de déglutition
provoqués par son alimentation imposée alors que les patients schizophrènes
catatoniques pouvaient poursuivre un mouvement volontaire initié pour eux.
L'histoire du patient le décrivait fils d'une
"fille-mère" qui avait accouché dans un grenier fermé pour l'y cacher et
l'alimenter à l'ignorance d'un voisinage catholique conservateur au Québec pendant
plusieurs années.
Je rattachais la situation du "Légume" inerte de Montréal à celle des Enfants-loups d'Asie actifs étudiés à l'époque. Ces enfants abandonnés avaient pu répéter le comportement des loups adoptifs et survivre jusqu'à leur découverte inopinée par d'autres personnes de la région. Les rapports du phénomène indiquaient tous leur inaptitude à modifier le comportement d'enfants-loups pour redevenir humains. L'éducation qu'ils subissaient les épuisaient sans les changer significativement avant une mort hâtive chez les humains (réf."Les enfants sauvages", L. Malson).
Que s'était-il passé en eux? Et chez le "Légume"? Que se passe-il chez les malades mentaux? Comment expliquer leur comportement et le nôtre? (voir plus tard : La matrice biologique)
Parmi mes lectures et études j'eus l'occasion de connaître
d'abord Henri
Laborit par son travail
" L'inhibition de l'Action",
traité de biologie comportementale, qui commençait à répondre à mes questions.
Progressivement, je lus la majorité des écrits de ce médecin, chirurgien et chercheur
fondamentaliste (découvreur de la chlorpromazine, puis biologiste social) dont j'acquis
la majorité des concepts de l'humanité. Il fut le guide qui sera peut-être le vôtre,
sans nécessairement le suivre, en poursuivant notre route.
Les propos qui suivront, personnels, seront souvent reflet de la pensée que Laborit sut activer chez moi comme chez tant d'autres.
Quiconque a étudié la théorie des ensembles en mathématiques sera familier avec Laborit et nos propos où reviendra souvent le terme "structure" (ensemble des relations existant entre les éléments d'un ensemble). Nous considérons que tout phénomène existe en relation avec d'autres phénomènes dans des ensembles englobants. Tout dans l'Univers, des quanta, ces unités d'énergie, aux constellations, ces plus grands ensembles qu'on connaisse actuellement, participe au système auquel la Vie participe.
( Le texte se poursuit en bas de la Référence )
NeuroPhysiologie de l'Individu (voir la section) (Références)
Ceux qui désirent approfondir la pensée de Laborit peuvent le
suivre dans quelques extraits de son ouvrage " L'agressivité détournée " , reproduits dans les
pages liées.
Quelques sujets, plutôt réservés aux experts, sont toutefois
ouverts à tous. Ils ont su orienter les thèmes de nos réflexions sur l'Homme.
"La vie n'est que l'énergie solaire transformée".(40)
1-Conservation d'une structure
L'Embryogenèse
Le cri primal est la première manifestation cohérente de la structure vivante. Le bébé est plongé à sa naissance dans un milieu thermodynamique global auquel il doit s'adapter, c'est-à-dire rétablir en lui l'équilibre d'échanges énergétiques connu chez la mère enceinte.Cette expérience physique primitive vise à l'assouvissement de ses besoins cellulaires primordiaux.
Mais! Quoi? Que signifient ces propos?
Lors de la fécondation, habituellement dans la trompe
de Fallope, les 23 chromosomes ADN de l'ovule (femelle) se sont
appariés aux 23 chromosomes ADN du spermatozoïde (mâle), constituant
le noyau diploïde du zygote (46 chromosomes ADN, chez l'humain) qui
dirigera tout le mécanisme vital de l'embryon. Les gènes (unités moléculaires d'ADN)
modèleront alors la construction de molécules d'ARN et ceux-ci serviront
d'intermédiaires aux enzymes
nécessaires au renouvellement et à la coissance des éléments cellulaire. (Les enzymes
sont les biocatalyseurs protéiques qui activent les réactions biochimiques dans les
cellules)
Aucun élément cellulaire, des atomes aux molécules ou du noyau
à la membrane, n'est statique car chacun répond à sa nature énergétique. Les atomes
sont constamment changés dans la cellule lors des réactions biochimiques.
On sait que l'énergie est à l'origine de la matière et que la masse
dégage ou se retransforme en énergie dans l'univers.
Or le zygote, dirigé par ses chromosomes et perturbé par les
modifications énergétiques de son environnement, réagit grâce à ses gènes et par les
réactions enzymatiques en rétablissant un éliquibre initial. Suivant un ordre
génétique implicite, il se clive par division mitotique et forme deux cellules sans
croissance. Elles se clivent bientôt elles aussi sans que le zygote ne croisse et
donneront finalement 16 cellules nouvelles. Ce sera la masse embryonnaire appelée morula
(rappelant la forme d'une framboise ou d'une mure, d'où morula) où les cellules
adhèrent les unes aux autres et où se forme une cavité lorsqu'elle s'implante dans
l"endomètre de la paroi utérine.
Lorsque l'embryon est totalement enraciné dans la paroi utérine,
cette morule, toujours dirigée par le code génétique, distingue progressivement les
cellules qui migrent en un disque pour former la gastrula. Ces cellules
forment un sillon primitif à symétrie bilatérale et s'y spécialisent en trois
feuillets superposés: l'épiblaste, côté de l'utérus, le mésoderme, au centre, et
l'hypoblaste, face au sac amniotique,
Ce sont les feuillets de la gastrule qui donneront : l'Ectoderme
d'où originent le système nerveux central (SNC) et la peau
; le Mésoderme donnant les muscles et le tissu
conjonctif participant à la majorité des organes ; et l'Endoderme
formant l'intestin, les organes digestifs et les poumons.
(voir les illustrations dans The Visible
Embryo)
L'embryon se forme grâce aux cellules spécialisées et en limite la
prolification dans chaque organe ou partie en leur donnant l'information quant à
leur suffisance quantitative. Les cellules obéissent à ces messages biochimiques
originant des gènes. Beaucoup d'elles se suicident alors et laissent leurs molécules à
la disposition du travail des autres cellules efficaces. On assiste à l'apoptose dès l'embryogenèse. Nous en
discuterons plus tard (voir texte).
2-Croissance d'une structure : l'Enfance
Problèmes du Cerveau : l'autisme * Qu'est-ce ?
* Témoignage
Problème de psychopathie : la personnalité en milieu
familial. Document
: Patrice Alègre
3-Organisation d'une structure : l'Adolescence
L'Adolescence (réf. Matt Crenson, Associated Press,
09/01/2001) :
Les parents craignent habituellement le jour où leur enfant, doux, enjoué
et obéissant, devient grossier, imprudent et aux sautes d'humeur imprévisibles. C'est
l'adolescence.
Les recherches récentes démontrent que la source des transformations
est dans le cerveau, et non dans les hormones comme dont on a toujours attribué la
responsabilité.
Vers l'âge de onze ans, le cerveau subit une reconfiguration majeure
du champ associé au comportement social et au contrôle des impulsions. Les spécialistes
en neuroscience ont fait cette constatation il y a à peine quelques années. Ils ont
constaté que l'adolescence est une étape de la vie où le cerveau en développement est
vulnérable aux traumatismes, à la toxicomanie et aux influences malsaines.
"Le cerveau adolescent est différent. Il n'a pas terminé sa
croissance." déclare Fulton Crews, spécialiste en neuroscience
(U.de Caroline du Nord, Chapel Hill).
À une époque récente, les spécialistes croyaient que le cerveau
cessait sa croissance à l'âge de la maternelle. Ils estimaient que presque tous les
circuits du cerveau étaient raccordés et qu'il ne restait qu'à les programmer.
Les nouvelles techniques d'imagerie encéphalique ont invalidé cette
théorie. L'imagerie par résonance magnétique et la tomographie par positron ont
révélé que le cerveau poursuit sa croissance pendant toute l'enfance et même à
l'adolescence.
Leur cerveau n'ayant pas encore atteint la maturité, les ados ne s'y
prennent pas comme les adultes pour faire face aux contraintes sociales, aux pulsions
instinctives et aux autres pressions. C'est ce qui expliquerait partiellement le
comportement parfois téméraire des adolescents.
Les chercheurs ont présenté cette année, dans Nature , une séquence d'images
par intervalle décrivant la croissance du cerveau entre l'âge de 3 et 15 ans. Ces images
laissent d'abord voir un enchevêtrement de cellules nerveuse prenant forme dans la partie
du cerveau au-dessus des yeux. Par la suite, à l'âge de la puberté, un émondage se
réalise; près de la moitié des nouvelles fibres sont éliminées pour faire place à un
réseau de circuits intégrés.
Toutes ces mutations se produisent dans le cortex préfrontal. Selon
les neuroscientifiques, c'est là que logent les "fonctions de gestion". Ces
fonctions comprennent toutes les habiletés qui font souvent défaut aux adolescents :
capacité de fixer des objectifs, de planifier, d'organiser et de réprimer les pulsions.
L'apprentissage de l'évaluation des risques :
"À l'adolescence, on prend des risques. L'adolescence est
largement consacrée à apprendre comment évaluer les risques inhérents à une activité
" affirme Lynn Ponton, psychiatre (U.de Californie, San Francisco).
Le développement incomplet du cerveau explique en partie le peu d'habileté des
adolescents à prendre des risques.
Les accidents sont la principale cause de décès chez les adolescents
et ceux-ci sont davantage victimes de crimes que les autres groupes d'âge. On comprend
pourquoi l'alcoolisme et le tabagisme s'enracinent à l'adolescence et pourquoi le quart
de tous les séropositifs contractent le VIH avant l'âge de 21 ans.
Un dossier criminel ou une maladie transmise sexuellement peuvent
perturber le cours normal d'une vie, mais les neuroscientifiques ont appris que d'autres
scénarios aux conséquences moins graves peuvent avoir des effets tout aussi durables.
Les scientifiques utilisent des animaux pour réaliser leurs recherches
sur le développement du cerveau à l'adolescence, les règles d'éthique interdisant
l'usage de sujets humains. Mais la majorité des mammifères passent par une forme
d'adolescence. "Bien entendu, il ne s'agit pas de flâneries au centre d'achat ou de
coiffures punk, mais leur comportement social et leur structure sociale changent de façon
dramatique" (Linda Spear, U.de Binghampton, New York).
Par exemple, des rats adolescents démontrent plus d'intérêt que les
adultes lorsque des objets inconnus sont introduits dans leur cage. Ils se rapprochent
davantage de leurs pairs, explorent plus à fond leur environnement et se déplacent d'une
activité à l'autre.
Craig Ferris (U.du Massachutetts, Worcester) effectue
des recherches sur des hamsters sauvages en Syrie. Il estime qu'ils atteignent
l'adolescence vers l'âge de 25 jours. Pendant près de deux semaines, ils errent dans les
champs de blé à la recherche d'un nid adoptif ou d'un endroit propice à la construction
de leur propre nid.
Les événements survenant à cette étape de développement peuvent
déterminer le comportement des hamsters pour la vie. Un hamster qu'on fait cohabiter une
heure par jour avec un hamster adulte agressif deviendra une brute qui intimide les plus
petits animaux. Il tremblera cependant devant des hamsters de taille comparable à la
sienne.
À maturité, ces hamsters jadis exposés aux adultes agressifs
possèdent dans l'hypothalamus une quantité inférieure de vasopressines, substance
chimique associée à l'agressivité. On observe de plus, dans l'hypothalamus, une
substance qui bloque les vasopressines.
Ferris et ses collègues n'ont pas encore tiré de conclusions au sujet
de ces modifications chimiques, mais ils sont persuadés que l'exposition de hamsters
adolescents à des adultes agressifs engendre des séquelles permanentes.
Réactions à la nicotine :
Les recherches sur l'usage du tabac démontrent que la majorité des
fumeurs développent l'accoutumance à l'adolescence. Jusqu'à tout récemment cependant,
personne n'avait cherché à comprendre la réaction d'un cerveau adolescent à la
nicotine.
Lorsque ce type de recherche a été réalisé, des chercheurs (U.Duke)
ont découvert que le cerveau à l'adolescence réagit plus fortement à la nicotine. Les
scientifiques ont injecté de la nicotine dans des rats à tous les jours pendant plus de
deux semaines (niveau de nicotine d'un fumeur typique). Chez tous les rats, le nombre de
récepteurs chimiques dédiés à la nicotine a augmenté (signe de dépendance). Mais
chez les rats adolescents, le nombre de récepteurs dédiés à la nicotine a doublé par
rapport à ceux des adultes.
Les résultats d'études complémentaires publiés dans Brain
Research (octobre 2000) révèlent que l'exposition
de rats adolescents à la nicotine entraîne des problèmes permanents de comportement,
surtout chez les femelles.
Même après une période de sevrage de deux semaines, ces rates
restaient moins actives et s'occupaient moins de leurs petits que celles qui n'avaient
jamais été exposées à la nicotine. Il se peut que la nicotine retarde la division des
cellules dans l'hippocampe, région du cerveau qui continue à se développer à l'âge
adulte chez les femelles, mais pas chez les mâles.
Il se peut aussi que les rats exposés à la nicotine aient été
déprimés. La nicotine affaiblit la production par le cerveau de norépinéphrine
(noradrénaline, NA) et de dopamine, substances chimiques déficientes chez les personnes
déprimées.
Des études épidémiologiques démontrent aussi que l'usage du tabac
en bas âge augmente le risque de dépression à un âge plus avancé. Mais cela ne veut
pas dire que les personnes ayant commencé à fumer tôt dans leur vie soient condamnées
à la déprime et à la dépendance à l'égard de la nicotine.
Selon Ferris, malgré l'état embryonnaire des
recherches, la violence et la drogue peuvent transformer de manière permanente le cerveau
d'un adolescent. Et ainsi ce temps de la vie, déjà difficile, peut le devenir encore
davantage.
Les drogues chez l'adolescent :
Ref. :
Adolescence et Drogues (UQAC, 2007)
Voir :
Drogues : ServiceVie.com
4-Progression d'une structure : l'Adulte
Recherche des plaisirs :
Voir l' article
sur la dopamine et la dépendance aux plaisirs
articles
sur le sexe : odeur et sexe
Panne de sexe
Viagra, PT-141 et sexe
Agressivité conjugale
Voir : ServiceVie.com
5-Vieillissement d'une structure : la Vieillesse
6-Disparition d'une structure : la Mort
7-Vie
d'une structure