Collaboration Marie-Claude
Girard
La Presse, Montréal, Mercredi 13 Août 2003
Voir aussi : Bonne
fête les gauchers (1)
Les
avantages... et les inconvénients d'être gaucher (2)
Du plus gaucher au plus droitier (3)
Gaucherie et testostérone
Les chercheurs s'entendent généralement pour dire que la gaucherie aurait des origines génétiques. Des facteurs hormonaux pourraient aussi entrer en jeu.
Le taux
de testostérone auquel les foetus sont exposés pourraient être déterminants
pour certains aspects de la gaucherie et de la droiterie chez certains garçons
et certaines filles.
Selon cette hypothèse, le cerveau se développerait «naturellement» pour
faire des bébés droitiers. À la suite d'un certain niveau d'exposition à
cette hormone sexuelle mâle, le cerveau du foetus se développerait de manière
plus «symétrique», d'où, entre autres, la préférence pour la gauche.
«C'est sûr qu'il y a un apport héréditaire. Les gauchers sont plus fréquents
dans une même famille. C'est sûr aussi qu'il y a d'autres facteurs
explicatifs, environnementaux entre autres», souligne Pierre-Luc Gamache, étudiant
au doctorat en psychologie des perceptions à l'Université Laval.
«Historiquement, l'anatomie penche pour les droitiers. Même dans des outils très
anciens, on retrouve la même proportion de gauchers et de droitiers
qu'aujourd'hui, soit un gaucher pour 10 droitiers environ.»
Voir aussi : Bonne
fête les gauchers (1)
Les
avantages... et les inconvénients d'être gaucher (2)
Du plus gaucher au plus droitier (3)