1698-1998
CÔTE-DES-NEIGES
AU FIL DU TEMPS

Cette exposition a été préparée dans le cadre des activités du 300e anniversaire du quartier par la Société du Troisième Centenaire de la Côte-des-Neiges avec la collaboration de la Société d'Histoire de la Côte-des-Neiges.

Ce projet a bénéficié de l'appui financier de la Ville de Montréal.
( Programme de soutien au développement des organismes culturel montréalais.
Volet 2 : Promotion des organismes en matière de patrimoine )

Ont collaboré à la préparation de l'exposition :

Gilles Berger
Luce Botella
Denise Gaboriault
Y. Chrystiane Pelchat
Anne-Marie Ramet
Pierre Ramet
Marie France Roy
Graphisme : Duo-Design

La Société du Troisième Centenaire de la Côte-des-Neiges et la Société d'Histoire de la Côte-des-Neiges remercient chaleureusement tous ceux qui, au fil du temps ont fourni, des informations ou des photos, ainsi que tous ceux qui ont contribué, d'une façon ou d'une autre, à la réalisation des projets du 300e anniversaire de la Côte-des-Neiges.

L'exposition a été conçue pour être réinstallée dans différents lieus publics.

Pour renseignements : 342-6754

300 ans en textes et en images

C'est le 8 avril 1698, à la demande de Monsieur Dollier de Casson , supérieur des Sulpiciens et seigneur de Montréal, que l'arpenteur du roi Gédéon de Catalogne mesura et borna 34 lots sur une terrasse du versant nord-ouest du Mont Royal. Les terres furent établies perpendiculairement à un ruisseau descendant vers la Rivière des Prairies. Cette disposition assez unique est toujours visible dans la trame urbaine du quartier.

Le nom d'origine, côte Notre-Dame-des-Neiges, référait à la petite chapelle du fort Messieurs. La présence du ruisseau permit la mise en culture du flanc de la montagne et attira très tôt des tanneurs qui valurent à Côte-des-Neiges son surnom de « village des tanneurs » En 1889, Côte-des-Neiges, qui avait été constituée en municipalité en 1862, fut scindée en deux : le haut, au sud devint la Ville de Notre-Dame-des-Neiges, et le bas, au nord du chemin de la Côte Sainte-Catherine, le village de Notre-Dame-des-Neiges ouest. Après l'annexion à Montréal en 1908 et 1910, le ruisseau, les tanneries, les serres et les champs disparurent rapidement et l'urbanisation du quartier se précipita. La venue de collèges, des hôpitaux et de l'Université de Montréal, entre les deux guerres, fit passer Côte-des-Neiges d'une économie rurale et artisanale à une économie de services.

Au développement urbain que la Côte-des-Neiges a connu depuis sa fondation correspond évidemment un développement démographique : il y a d'abord eu 34 censitaires en 1698 ; trois siècles plus tard, la population de Côte-des-Neiges est de 91 000 résidants. Et non seulement la population a-t-elle considérablement augmenté, mais elle s'est également diversifiée : aux Anglais arrivés avec la Conquête, puis aux Irlandais chassés par la famine au XIXe siècle vint s'ajouter la communauté juive à partir des années 1930, puis bien d'autres communautés, leur arrivé reflétant les aléas de la politique internationale.

Bien amorcé après la Première Guerre mondiale (1914-1918), le mouvement s'est amplifié après la Deuxième Guerre (1939-1945) tant et si bien qu'aujourd'hui, près de deux résidants sur trois sont issus des communautés culturelles ( on en compte plus de 80 parlant 110 langues différentes ) et un résidant sur deux est un immigrant. Il est bien loin le temps où les visiteurs anglais venaient en carriole faire découvrir à leurs amis de passage the french little village...

En dépit des profondes mutations qu'elle a connues, la Côte-des-Neiges, bien qu'elle ait gardé peu de traces d'une histoire trois fois séculaire, reste l'un des quartier les plus typiques et les plus attachants de Montréal.

Les panneaux LA CÔTE-DES-NEIGES AU FIL DU TEMPS constituent l'un des trois volets de l'exposition CÔTE-DES-NEIGES TROIS SIECLES D'HISTOIRE UN PATRIMOINE À PARTAGER
Ces panneaux présentent en textes et en images un raccourci de l'évolution du quartier permettant à chacun de découvrir aujourd'hui la Côte-des-Neiges d'hier et de se souvenir.

BONNE VISITE !

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