JOSEPH GALÈS dit LÉVEILLÉ
(1726-1813),
soldat et cordonnier

On connaît peu de choses concernant l'enfance de Joseph Galès sinon qu'il est né à Monsempron le 19 mars 1726 et qu'il a été baptisé en l'église de la paroisse Saint-Géraud le 21 du courant.  Il était le fils d'André Galès, cordonnier, et d'Isabeau Escande.  Son parrain a été Hélie Peyruchaud, époux de Jacquette Galès, ses oncle et tante paternels, et sa marraine fut Anne Escande, tante maternelle.  Il était l'un des plus jeunes de sa famille, ou peut-être le plus jeune.  Il avait au moins deux soeurs, Marie et Jacquette, et un frère, Pierre, tous plus âgés que lui.
 

Carrière militaire

Enrôlement

C'est à l'âge de 19 ans que Joseph s'enrôle dans l'armée, soit le 1er avril 1745.  Il choisit le régiment du Royal Roussillon ou il y est rattaché.  Le document sur lequel apparaît la date d'enrôlement n'indique pas le lieu où l'inscription s'est déroulée.  À cette époque, la France était en guerre avec la plupart de ses voisins et avait constamment besoin de recrues dans ses troupes armées.

Lors de l'inscription, les responsables composaient une courte fiche d'identité comportant des renseignements fort utiles tels le nom des parents, le lieu de naissance, l'âge, la date d'inscription, la couleur des cheveux, celle des yeux ainsi qu'un trait distinctif et on y ajoutait le surnom qu'on venait d'attribuer au soldat.  Ce surnom représentait une qualité propre au combattant ou encore un penchant envers certaines catégories de surnoms venant de celui qui les distribuaient.  En ce qui concerne Joseph Galès, on l'enticha du sobriquet de l'Éveillé.  Ce surnom apparaît sur sa fiche d'inscription.  Plusieurs soldats furent affublés de ce surnom.  Celui-ci témoigne aujourd'hui de leur vivacité et d'une certaine passion à l'égard de leur travail.  C'est en écrivant au château de Vincennes, à Paris (1), que j'ai pu obtenir copie de cette fiche.  On peut y lire ceci :

Joseph GALLES dit l'éveillé
fils d'André Galles et d'Isabelle ESCAND
Natif de Mont St Pront en Agenois
juridiction de Mont StPront
âgé de 21 ans, taille de 5 p [pieds] 2 p [pouces]4 l  [lignes]
cheveux chataings, sourcils noirs
visage brun, yeux roux, nez large
un peu marqué de petite vérole
Enrôlement du 1er avril 1745.
Onze années s'écoulent entre le début du service militaire de Joseph Galès et son arrivée en Nouvelle-France.  Peu de temps avant l'embarquement des troupes pour les nouveaux pays, tous les soldats, généraux, lieutenants et haute-payes des régiments de La Sarre et de Royal Roussillon ont été recensés.  Sur cette liste figurent les noms et surnoms du soldat, sa fonction, son âge et sa taille.  En consultant ce document appelé Archives des corps de troupes (2), on retrouve Joseph Galès parmi les troupes du régiment de Royal Roussillon, au sein de la compagnie du capitaine D'Estor.  Il y est cité comme suit: Joseph Galles dit Leveillé, anspessad, 28 ans, 5pieds 2 pouces 6 lignes.  En lisant cette ligne, premier constat : Joseph Galès n'était pas très grand mais il est impossible de comparer justement sa taille à la nôtre car l'unité de mesure utilisée à l'époque est différente de celle que nous connaissons aujourd'hui.  Second constat: il figurait parmi les sous-officiers puisqu'il était anspessade.  Ces derniers sont recrutés parmi les soldats les plus expérimentés ou les plus instruits et sont à peu près l'équivalent du lance-caporal ou première classe moderne.

Le soldat est très peu payé.  La solde mensuelle qu'il reçoit se chiffre à 9 livres pour un total de 108 livres annuellement, avant déductions.  Joseph Galès en tant qu'anspessade recevait un supplément annuel de 36 livres, pour un total de 144 livres par années.  Alors que dans la vie civile, vers 1740, un journalier pouvait gagner 360 livres par année et un forgeron, 1000 livres.  Joseph, avant d'acheter quoi que ce soit, subissait des déductions à la source pour l'habillement, pour l'état-major, pour la ration et pour la caisse des Invalides de la Marine.  Au bout du compte, il ne lui reste guère qu'une cinquantaine de livres pour ses dépenses personnelles.
 

Le régiment en Nouvelle-France

Les seconds bataillons des régiments du Royal Roussillon et de La Sarre  arrivent en Nouvelle-France en même temps que la déclaration de guerre se fait en Europe.  Plusieurs bataillon étaient arrivés l'année précédente.  Ce n'est qu'au début du printemps 1756, vers le 29 mars, que les troupes s'embarquent à Brest, en Bretagne.  Leur arrivée se fera à Québec en mai de la même année.  Trois frégates et trois vaisseaux sont nécessaires à la traversée.  On ne transporte pas que les soldats mais également des vivres destinés à la colonie.  On ne choisissait pas le moment de l'embarquement au hasard car il fallait éviter des coûts inutiles au roi et à la France et prendre les Anglais de court qui tentaient d'intercepter les vaisseaux pendant la traversée.  De plus, comme il y avait un cessez-le-feu d'octobre à mai, il fallait prévoir l'arrivée des renforts pour la reprise des escarmouches lorsque le Saint-Laurent redevenait propre à la navigation. (3)

[État du régiment du Royal Roussillon en mars1756, page 8.  Source: Archives des corps de troupes.].

En arrivant à Québec, Montcalm s'informa de la position des Anglais afin de mieux distribuer les effectifs.  C'est ainsi que le Royal Roussillon part pour Montréal à la mi-juin.  Les soldats se sont rendus à pieds à Sainte-Anne de-la Pérade d'où ils ont pris le bateau pour terminer leur route.  Arrivé à Montréal, ce régiment se retrouve en route pour le Lac Saint-Sacrement (Champlain) à la fin du mois de juin.  Enfin, presque tous les soldats.  Plusieurs sont restés à l'Hôpital Général de Québec ou à l'Hôtel-Dieu car ils avaient contracté une maladie lors de la traversée.  On dénombre plusieurs décès.  Les soldats campent donc près de Carillon jusqu'au mois de novembre mois au cours duquel on distribue les quartiers d'hiver.  Le Royal Roussillon campera à Chambly les deux premières années. (4)  Les années subséquentes, on placera le soldat en pension chez l'habitant.  En 1704, La Hontan écrit dans ses mémoires: « Les troupes sont ordinairement en quartier chez les habitans des Côtes  ou Seigneuries de Canada, depuis le mois d'Octobre jusqu'à celui de Mai »  (5)  Parmi les soldats de Montcalm, beaucoup seront placés chez des habitants des seigneuries de la vallée du Saint-Laurent, comme Boucherville, Longueuil, Varennes et Laprairie qui ont vu le nombre de leur population augmenter considérablement durant l'hiver.

Avant d'embarquer sur le bateau, le soldat devait remettre ses armes qui étaient placées au magasin du Roi.  On lui en remettait d'autres à l'arrivée.  Apparemment elles n'étaient pas toujours dans les meilleurs conditions.  Plusieurs soldats s'en sont plaint.  De plus, en novembre, on remettait au soldat son équipement d'hiver.  Certains d'entre eux préféraient recevoir une partie de leur équipement en argent.  Celui-ci consistait en un capot, une couverte, un bonnet de laine, deux chemises de coton, une paire de mitasses, une culotte et un caleçon.  De plus, le soldat reçoit deux écheveaux de fil, six aiguilles, une alêne, un batte-feu, six pierres à fusil, un couteau-bûcheron, un peigne, un tire-bourre, un casse-tête, deux paires de chaussures, deux couteaux siamois, une paire de mitaines, un gilet, deux paires de souliers de peau de chevreuil, une peau de chevreuil passée, deux colliers de portage, une traîne, une paire de raquettes, une peau d'ours, un prélar pour quatre soldats.
 

Mariages et famille

La reddition eut lieu le 8 septembre 1760.  À cette date, Joseph avait-il ou non l'intention de s'établir en Nouvelle-France?  Difficile à dire.  Cependant, il connaissait déjà sa future épouse car lorsqu'il convola en justes noces avec Marie-Josephte Denys, le 20 octobre 1760, en la paroisse Sainte-Famille de Boucherville, celle-ci était enceinte de quatre mois.  La veille du mariage, les deux parties concernées avaient tout de même pris soin de passer un contrat devant le notaire Louis Loiseau.  Ce contrat indique que Joseph Galès était cordonnier, métier fort utile dans l'armée quand on connaît les distances parcourues à pied par les soldats.  Cinq mois plus tard, soit le 25 mars 1761, Joseph et Josephte sont les heureux parents d'un garçon qu'ils nomment François,de son parrain milicien, François Laframboise, oncle de Josephte Denys.  Puis, en décembre 1762, ils sont parents une deuxième fois.  C'est un autre garçon qu'on nomme Joseph comme son père.

Tout semblait sourire à notre jeune famille.  Cependant, le malheur allait s'abattre sur celle-ci.  Les quatre autres enfants qui seront issus de ce couple mourront quelques mois après leur naissance.  Deux jours après son dernier accouchement survenu le 7 mars 1769, Josephte Denys rend l'âme, soit le 9 mars.  Voici le baptistère (6) de la famille :

François
né le 25 mars 1761, bapt. le 26 à Sainte-Famille de Boucherville,
parrain: François Laframboise, marraine: Madeleine Lavoix.

Joseph
né le 6 déc. 1762, bapt. le 7 à Sainte-Famille de Boucherville,
parrain: Pierre Séguin, marraine: Françoise Denis, épouse.

Antoine
né le 13 mars 1764, bapt. le 14 à Sainte-Famille de Boucherville,
parrain: Antoine Levasseur, marraine: Cécile Normand.

Appoline
née le 23 juin 1766, bapt. le 23 à Sainte-Anne de Varennes,
parrain: Louis Loiseau, marraine: Charlotte Laframboise.

Antoine
né le 16 juillet 1767, bapt. le 16 à Sainte-Anne de Varennes,
parrain: Philippe Loubet dit Toulouse, marraine: Charlotte Martimbault.

Josette
née le 7 mars 1769, bapt. le 7 à Sainte-Anne de Varennes,
parrain: René Bourgy, marraine: Louise Dalpé Pariseau, épouse Loubet

Comme en fait foi ce baptistère, notre famille a vécu dans deux bourgades de la rive sud de Montréal soit Boucherville et Varennes.  Avant l'achat de leur première maison en 1764, nos intéressés ont habité fort probablement chez François Laframboise, capitaine de milice et oncle de Josephte Denis car jusqu'à maintenant aucun achat ni concession antérieurs à cette date n'ont été retrouvés.

Signature de Marie-Josephte Denis. (7)

Or en 1764, la petite famille avait deux enfants vivants, peut-être trois (le décès d'Antoine né en 1764 n'a jamais été trouvé).  Si comme on le pense, ils habitaient chez François Laframboise, la maison de ce dernier devait se faire trop petite et les deux familles devaient se sentir trop à l'étroit.  Donc le 6 septembre 1764, en l'étude de François Racicot, Joseph Galaise et Josephte Denis se portent acquéreurs d'un ..."emplacement de terre situé dans le bourg du dit Boucherville (8).  Le couple revend ce même emplacement le 30 septembre 1766 (9), soit deux ans après l'achat.  À ce moment, on précise dans le contrat de vente le type de maison habitée par Joseph Galaise: ...Suricelle il y a de construit une maison de pieux en terre couverte de glaise, cheminé de pierre ...  Celui qui en fait l'acquisition est un des voisins de Joseph Galaise, Joseph Racicot.

Si le couple a vendu la maison c'est qu'il a acheté ailleurs.  Ou encore, c'est qu'il possédait plus d'un lot.  Entre la dernière vente et l'acquisition suivante, il y a trois ans d'écart.  Le 18 novembre 1769, Madame de Varennes; concède à Joseph Galès un emplacement sur sa seigneurie.  Il est précisé qu'il est habitant de Varennes au moment de la transaction.  De plus, il est veuf de Josephte Denys.  Il accepte cette concession et promet de clôturer l'emplacement en pieux de bout  et à ses frais.  Ce qui fût fait.  Il revend le dit emplacement à Laurent Morant le premier mai 1771.  Le 3 juin de cette même année, il achète une maison sise sur un emplacement situé à Varennes.  Le contrat est passé aux minutes de Mathurin Bouvet (10).  Alors, après le décès de sa première femme, Joseph a acheté consécutivement deux propriétés.  Ces acquisitions appartiendront à la communauté Galaise\Denis, malgré le décès de cette dernière.  Lors de l'inventaire des biens (11), il est clairement indiqué que le couple possédait la dernière propriété acquise par Joseph Galès même si Marie-Josephte Denis ne l'a jamais habitée.

Ayant une jeune famille, François sept ans et Joseph six ans, notre veuf ne tarde pas à se remarier.  Le 23 octobre 1769 à la paroisse Sainte-Anne de Varennes, il épouse Marie Josephte Dubois dite Rondel, veuve de Jean Baptiste Baron dit Villefort et fille de Joseph Mathurin Dubois dit Rondel et de Thérèse Miville.  Elle est née le 16 juillet 1727 à Berthier-en-Bas.  Cette femme a mis au monde douze enfants dont cinq mourront en bas âge.  Lorsque le couple se marie, Charles Baron, l'aîné, vient de se marier, Françoise Baron est engagée chez le sieur Charles De Muy et seule Marguerite Baron semble habiter avec sa mère et son beau-père jusqu'à son mariage en 1789.  Il est à noter qu'en 1765, peu avant le décès de Jean Baptiste Baron, lors du recensement (12), seules les filles habitent chez leurs parents.  Le couple Baron\Dubois habitait la seigneurie du Cap Saint-Michel, paroisse de Varennes.  Marie-Josephte Dubois vend leur propriété le 8 mars 1770 par contrat passé devant le notaire Bouvet.

Dans son contrat de mariage passé la veille des épousailles, soit le 22 octobre 1769, Joseph Galaise déclare, ainsi que sa nouvelle épouse, vouloir faire faire l'inventaire de leurs biens dans les trois mois.  Cela ne se produit pas tel que promis puisque Joseph ne le fait faire que quatre ans plus tard, soit deux semaines après que la veuve de son beau-père et grand-père de ses enfants, Pierre Denys, ait fait faire inventaire et partage de leurs biens.

Lors de l'inventaire, Joseph Galaise déclare avoir 510 livres et 2 sols de dettes passives.  Cependant, le couple a 154 livres et 5 sols de dettes actives, c'est-à-dire des sommes dues par d'autres personnes.  La communauté a donc une dette réelle de 356 livres.  La dette la plus importante contractée par le couple se chiffre à 376 livres.  Ce montant représente la marchandise achetée à crédit chez le marchand le plus prospère de Boucherville, le Sieur Gaspard Massüe.  D'autre part, la dette active la plus élevée, monte à 94 livres et appartient à Madame de Varennes pour de l'ouvrage qu'elle a fait faire par Joseph Galaise.

Jusqu'à sa mort, Joseph Galaise dit Léveillé habitera la même maison à Varennes.  Joseph Galaise s'éteignit à Varennes dans sa demeure le 16 novembre 1813 à l'âge respectable de 87 ans et 8 mois.  Les obsèques eurent lieu le lendemain, soit le 17 novembre, en l'église de la paroisse Sainte-Anne (13).  Sa dépouille fut enterrée dans le cimetière du lieu.  Il est veuf en secondes noces de Josephte Dubois mais l'acte de sépulture de sa deuxième femme demeure introuvable.  Josephte Dubois est toujours vivante en août 1797 car elle est la marraine d'un enfant de Marguerite Baron, sa fille (14).  Le 26 juillet 1799, Joseph Galaise fait don de la moitié de sa propriété et de ses biens à ses deux fils François et Joseph (15).  Il n'est nulle mention de Josephte Dubois dans cet acte.  On ne mentionne que le nom de leur mère, Josephte Denys.  En voici l'extrait : "... la moitié de la dite maison à eux appartenant par succession de Marie Josephte Denis leur défunte mère ... " [J.P. Gauthier, notaire].  C'est le dernier contrat connu passé par Joseph Galès.
 

Sa descendance

François Galèse dit Léveillé, l'aîné, épouse en premières noces Marie Tessier dite Lavigne, fille de Joseph Tessier dit Lavigne et de Madeleine Babin dite Lacroix, le 30 janvier 1786 à la paroisse de La Bienheureuse-Vierge-Marie de Repentigny.  De ce couple sont issus quatre enfants.  Deux de ces quatre enfants atteindront l'âge adulte et se marieront.

En secondes noces, François Galèse dit Léveillé épouse Archange Roussin dite Belfleur, fille d'André Roussin dit Belfleur et Catherine Majean, le 12 janvier 1801 en la paroisse Saint-Paul de Joliette.  De cette union seront issus quelques garçons qui se marieront et qui avec le temps prendront définitivement le nom de Léveillé.

Le cadet, Joseph Galaise, épouse Charlotte Lussier, fille de Joseph Lussier et Marie-Reine Dubois, le 18 juillet 1785 à la paroisse Sainte-Anne de Varennes.  Ils auront une douzaine d'enfants.  Deux garçons se marient, Joseph Galaise à Boucherville en 1818 et Salomon Galaise à Terrebonne en 1832, mais seul Joseph assurera la descendance.

Quant aux enfants de Josephte Dubois, plusieurs se marient.  Marie-Françoise Baron épouse Jean-Baptiste Auclair, fils d'André Auclair et de Geneviève Lefebvre, le 2 août 1774 à Varennes.  C'est elle qui avait été engagée sous contrat 4 ans auparavant chez le sieur De Muy.  Sa soeur, Anne Baron, passe son contrat de mariage le 6 février 1778 chez le notaire Bouvet.  Elle épousera André MacLeod originaire de la province de Roshire en Écosse.  Angélique Baron, aussi appelée Josette, se marie le 9 août 1779 à Varennes.  Elle épouse Joseph Côté, fils de Joseph Côté et de Thècle Émond dit St-Henry.  La petite dernière, Marguerite Baron, dont on fait mention dans le contrat de mariage de Joseph Galaise et Josephte Dubois, convole en justes noces avec Paul Joachim, fils de Paul Joachim et de Josette Déjardin, le 9 janvier 1789 à Varennes.

Josephte Dubois n'a eu que deux garçons qui se sont mariés.  Charles Baron passe un contrat de mariage chez le notaire Courville le 5 août 1769 et promet prendre pour épouse Catherine Lépine dite Lalime, fille de Joseph Lépine dit Lalime et de Josette Fafare.  Pierre Baron, le deuxième fils, se marie le 20 février 1776 à Saint-Joseph-de-Lévis avec Ursule Carrier, fille de Jean-Charles Carrier et de Louise Morin.

Si je devais spontanément donner une caractéristique décrivant l'ensemble de la famille Galaise dite Léveillé, deux me viendraient à l'esprit: la vaillance et la mouvance.  Devoir se déplacer pour travailler n'est pas un phénomène nouveau en soi.  Les nombreuses crises économiques dues à des transformations du type de marché ont amené plusieurs familles vers de nouvelles contrées.  La plupart d'entre elles a opté pour les États-Unis.  Pour les familles Galaise, l'état de New York est celui vers lequel elles se sont dirigées davantage.  Viennent ensuite le Vermont, puis le Connecticut.  Quant aux familles Léveillé, le Rhode Island est leur premier choix, le Massachussetts, le second.

Sources :

(1)  État major, Armée de Terre, Service historique, Château de Vincennes, cote 14c 889 bis, 1747
(2)  Archives des corps de troupes, bobine 789, bibliothèque centrale de Montréal, salle Gagnon.
(3)  Archives des corps de troupes, bobine 789, bibliothèque centrale de Montréal, salle Gagnon.
(4)  Louis Guillaume Pascau Duplacix, Journal d'une campagne en Canada à bord de La Sauvage de mars à juillet 1756, Québec, 1930, 20 pages.
(5)  Séguin, Robert-Lionel, La Civilisation traditionnelle de l'habitant aux XVIIe et XVIIIe siècles, Montréal, Fides, 1973, 701 pages.
(6)  Registres des paroisses Sainte-Famille de Boucherville et Sainte-Anne de Varennes.
(7)  Archives nationales du Québec, minutier du notaire François Racicot (30 sept. 1766, no 260).
(8)  Idem
(9)  Idem.
(10)  Archives nationales du Québec, minutier du notaire Mathurin Bouvet.
(11)  Archives nationales du Québec, minutier du notaire François Racicot, 24 septembre 1773.
(12)  Programme de Recherche en Démographie Humaine, volume 47.
(13)  Registres de la paroisse Sainte-Anne de Varennes.
(14)  Idem.
(15)  Archives nationales du Québec, minutier du notaire J.P. Gauthier.


© 2000 Suzanne Galaise
Page créée avec Netscape Composer  le 2 février 2000 et mise à jour le 4 février 2000
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